Orléans

L’Uni Orléans s’affiche avec Eric Zemmour

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L'Uni Orléans s'affiche avec Eric Zemmour

Au nom de la liberté d’expression et de la vérité, le syndicat universitaire, étiqueté à droite, défend les propos controversés du journaliste sur l’origine ethnique des délinquants.
Une Marianne muselée et ce slogan : « Politiquement correct = vérité bâillonnée ». La nouvelle campagne d’affichage de l’Uni (Union nationale inter-universitaire) sur le campus et dans les rues d’Orléans a débuté le mois dernier. Le syndicat étudiant, étiqueté à droite, entend ainsi apporter son soutien au journaliste Éric Zemmour, actuellement poursuivi par la justice pour avoir déclaré sur un plateau de télévision : « Les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C’est un fait. »

« Ouvrir le débat »

Une première pétition prenant la défense du journaliste - et revendiquant 82.000 signataires -, avait été lancée par l’Uni avant la tenue du procès. Aujourd’hui, afin de relayer cette campagne, l’Uni Orléans, comme d’autres sections locales du syndicat, vient de créer son propre comité de soutien. Au nom de la liberté d’expression et... de la vérité.

« Même si cela dérange, oui, nous souscrivons aux propos d’Éric Zemmour et nous voulons nous opposer à cette police de la pensée que représente le MRAP, la Licra, SOS Racisme et qui nous empêche de nous exprimer », affirme Baptiste Dubouchaud, responsable de l’Uni Orléans, usant, pour l’occasion, d’une rhétorique que ne renierait pas le Front national. « Nous ne sommes pas un syndicat d’extrême droite pour autant mais un syndicat de droite », se défend l’étudiant qui réfute toute accusation de racisme.

« Il y a une surreprésentation des Noirs et des Arabes en prison aujourd’hui, c’est un état de fait », ajoute-t-il sans s’embarrasser de l’absence de statistiques ethniques officielles sur le sujet. « Nous ne disons pas que c’est parce qu’ils sont Noirs ou Arabes qu’ils sont délinquants. Mais nous voulons ouvrir le débat. Pourquoi une telle situation ? » À l’image de la personnalité d’Éric Zemmour, cette prise de position de l’Uni ne devrait - c’est sûr - pas laisser indifférent.

La campagne d’affichage et de tractage du comité de soutien se poursuivra jusqu’au 18 février, date à laquelle sera rendu le jugement de la 17e chambre correctionnelle de Paris concernant Éric Zemmour. Le parquet a requis la condamnation du chroniqueur pour diffamation et incitation à la haine raciale.

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