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Projet PS sur l’éducation, l’école au service de l’égalitarisme

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Projet PS sur l'éducation, l'école au service de l'égalitarisme

Le 11 décembre 2010, les socialistes ont adopté leur projet pour l’égalité réelle, qui pose l’égalité comme le moyen et la fin de leur politique. Dès lors, l’éducation devient un simple outil de lutte contre les inégalités et la transmission du savoir est rangée, aux côtés de la notation et du redoublement, au rayon des “pratiques archaïques et autres préoccupations réactionnaires”.

Pour atteindre cette égalité “pure et parfaite”, les socialistes s’engagent à éradiquer toutes les sources d’inégalités, au premier rang desquelles se trouve, la Famille. Le fait que certaines familles soient plus impliquées que d’autres dans l’éducation de leurs enfants, constitue une rupture d’égalité. Le PS propose donc de traiter ce problème à la racine, en réorientant l’ensemble des aides publiques destinées à la garde des jeunes enfants (allocation ou crédit d’impôt favorisant la garde individuelle des enfants de moins de deux ans) vers des modes de garde collectifs.

Tous les élèves ne sont pas également doués. Voilà, une autre source de discrimination. Le fait que certains réussissent mieux que d’autres serait, pour les rédacteurs du projet socialiste, source "de stress et de compétition". Noter les élèves s’apparenterait ainsi à une forme de maltraitance sadique. Le PS propose donc de limiter drastiquement le nombre de redoublements et de remplacer à terme les notes par des évaluations plus positives. (cf. campagne page 8)

Enfin, la troisième source d’inégalités à laquelle l’école doit s’attaquer est celle liée aux préjugés. Les préjugés sont des "mécanismes de rejet, de domination, qui persistent dans l’inconscient collectif. […] En agissant sur les représentations, la puissance publique dispose d’un levier fort pour transformer l’égalité formelle en égalité réelle. L’éducation doit permettre de déconstruire les préjugés. " Transformer la réalité en agissant sur les resprésentations ! Existe-t-il meilleure définition de la propagande ?

Dans cette lutte contre les préjugés qui agacent tant les socialistes, l’école est forcément en première ligne. C’est pourquoi  :
> "des modules permettant d’appréhender les mécanismes de domination et de les déconstruire avec les élèves seront intégrés à la formation initiale des enseignants". Savoir lire, écrire, compter et déconstruire. Voilà, le nouveau socle commun proposé par les socialistes.

> Des cours d’éducation sexuelle seront rendus obligatoires pour tous les élèves dès 6 ans, afin notamment de lutter contre les préjugés de genre et les stéréotypes sexistes, homophobes et transphobes. La transphobie est-elle à ce point répandue chez les enfants de 6 ans ?

> Enfin, les manuels scolaires devront être revus afin qu’ils ne véhiculent aucun de ces stéréotypes, et qu’au contraire ils puissent insister sur "la richesse et la diversité de l’Histoire de France qui s’est construite par les apports de l’étranger." Quitte à réécrire certains évènements historiques pour mieux servir le dogme multiculturaliste.

Avec ce texte sur “l’égalité réelle” qui constitue le fondement de leur projet pour 2012, les socialistes instrumentalisent l’Ecole et la transforment en simple camp de rééducation au service de leur idéologie égalitariste.

Le 11 décembre 2010, les socialistes ont adopté leur projet pour l’égalité réelle, qui pose l’égalité comme le moyen et la fin de leur politique. Dès lors, l’éducation devient un simple outil de lutte contre les inégalités et la transmission du savoir est rangée, aux côtés de la notation et du redoublement, au rayon des “pratiques archaïques et autres préoccupations réactionnaires”.

Entretien paru dans l’Action Universitaire de mai 2011

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Chargée des relations avec la presse

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