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Echec scolaire et immigration, Claude Guéant a raison, l’OCDE fait le même constat

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Echec scolaire et immigration, Claude Guéant a raison, l'OCDE fait le même constat

M. Guéant a affirmé, au Grand Rendez-vous Europe1/Le Parisien, que « les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ». Encore une fois, plutôt que d’user d’arguments, les flics de la pensée crient à l’extrémisme et ressassent leur discours plein de présupposés idéologiques. Pourtant, Claude Guéant a raison de constater que l’échec scolaire touche beaucoup plus fortement les enfants d’immigrés. Les résultats de l’enquête PISA 2009 menée par l’OCDE*aboutissent au même constat (voir page 72 de la pagination du document) :

De mauvais résultats en France chez les populations issues de l’immigration

En décembre 2010, lors de la publication de l’enquête PISA 2009 menée par l’OCDE, l’UNI, fédération de la droite dans l’éducation, avait déjà fait le même constat : « L’écart de résultat entre élèves nés en France de parents français et de parents étrangers reste très important. Il est de 60 points en France contre 43 en moyenne pour les autres pays de l’OCDE. » . On considère qu’un écart de 40 points représente un retard d’une année scolaire complète. Ainsi en France, les élèves issus de l’immigration accumulent en moyenne un retard d’un an et demi.

L’enquête PISA montre ainsi que les élèves issus de la première génération ont, au moins, deux fois plus de risques de compter parmi les élèves peu performants en France. La situation s’améliore pour les élèves de la deuxième génération, même si les écarts restent très élevés. 35% des élèves de la deuxième génération n’ont pas atteint le niveau 2 de l’enquête PISA (contre 17 % pour les autochtones et 42 % pour les élèves de la première génération).

La nature de l’immigration influence les résultats scolaires

L’ensemble des pays de l’OCDE connaissent des phénomènes d’immigration : en Nouvelle-Zélande, au Canada et en Suisse, entre 20 % et 25 % des élèves sont issus de l’immigration. Ce pourcentage d’élèves issus de l’immigration est plus élevé encore au Liechtenstein (30 %), à Hong-Kong (Chine) (39 %), au Luxembourg (40 %) et au Qatar (46 %). Il passe même la barre des 70 % à Macao (Chine) et à Dubaï. Cependant, tous ces pays ne connaissent pas le même taux d’échec scolaire que la France parmi les populations issues de l’immigration. L’explication est probablement à chercher dans les natures différentes de ces immigrations notamment d’un point de vue socio-économique, comme le montre le résultat de l’enquête PISA.
Ainsi la Finlande, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, le Royaume-Uni et la France pratiquent des politiques migratoires peu sélectives et connaissent des écarts de résultats importants. A l’inverse, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande et Etats-Unis sont des pays où la politique d’immigration favorise les plus qualifiés. L’écart de résultat entre les élèves issus de l’immigration et les populations autochtones y est alors beaucoup plus faible.

Le déni de réalité des associations et syndicats de gauche

L’échec massif des enfants issus de l’immigration n’est évidemment pas une fatalité, mais il faut avoir le courage d’en faire le constat pour pouvoir y apporter des solutions. En poussant des cris d’orfraie et en pratiquant la politique de l’autruche, les partis politiques, les syndicats, et les associations de gauche se donnent bonne conscience, mais ne viennent pas en aide aux élèves concernés.

Pour répondre à ce défi, des pistes de solutions sont à chercher, à la fois, à travers une politique migratoire mieux encadrée, une politique d’assimilation plus ferme dans ses principes ainsi qu’un accompagnement éducatif renforcé.

* PISA est une enquête menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’OCDE et dans de nombreux pays partenaires : http://browse.oecdbookshop.org/oecd/pdfs/free/9810082e.pdf

M. Guéant a affirmé, au Grand Rendez-vous Europe1/Le Parisien, que « les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ». Encore une fois, plutôt que d’user d’arguments, les flics de la pensée crient à l’extrémisme et ressassent leur discours plein de présupposés idéologiques. Pourtant, Claude Guéant a raison de constater que l’échec scolaire touche beaucoup plus fortement les enfants d’immigrés. Les résultats de l’enquête PISA 2009 menée par l’OCDE* aboutissent au même constat (voir page 72 de la pagination du document) :

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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