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Echec scolaire et immigration, Claude Guéant a raison, l’OCDE fait le même constat

mardi 24 mai 2011, par Olivier Vial

M. Guéant a affirmé, au Grand Rendez-vous Europe1/Le Parisien, que « les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ». Encore une fois, plutôt que d’user d’arguments, les flics de la pensée crient à l’extrémisme et ressassent leur discours plein de présupposés idéologiques. Pourtant, Claude Guéant a raison de constater que l’échec scolaire touche beaucoup plus fortement les enfants d’immigrés. Les résultats de l’enquête PISA 2009 menée par l’OCDE*aboutissent au même constat (voir page 72 de la pagination du document) :

De mauvais résultats en France chez les populations issues de l’immigration

En décembre 2010, lors de la publication de l’enquête PISA 2009 menée par l’OCDE, l’UNI, fédération de la droite dans l’éducation, avait déjà fait le même constat : « L’écart de résultat entre élèves nés en France de parents français et de parents étrangers reste très important. Il est de 60 points en France contre 43 en moyenne pour les autres pays de l’OCDE. » . On considère qu’un écart de 40 points représente un retard d’une année scolaire complète. Ainsi en France, les élèves issus de l’immigration accumulent en moyenne un retard d’un an et demi.

L’enquête PISA montre ainsi que les élèves issus de la première génération ont, au moins, deux fois plus de risques de compter parmi les élèves peu performants en France. La situation s’améliore pour les élèves de la deuxième génération, même si les écarts restent très élevés. 35% des élèves de la deuxième génération n’ont pas atteint le niveau 2 de l’enquête PISA (contre 17 % pour les autochtones et 42 % pour les élèves de la première génération).

La nature de l’immigration influence les résultats scolaires

L’ensemble des pays de l’OCDE connaissent des phénomènes d’immigration : en Nouvelle-Zélande, au Canada et en Suisse, entre 20 % et 25 % des élèves sont issus de l’immigration. Ce pourcentage d’élèves issus de l’immigration est plus élevé encore au Liechtenstein (30 %), à Hong-Kong (Chine) (39 %), au Luxembourg (40 %) et au Qatar (46 %). Il passe même la barre des 70 % à Macao (Chine) et à Dubaï. Cependant, tous ces pays ne connaissent pas le même taux d’échec scolaire que la France parmi les populations issues de l’immigration. L’explication est probablement à chercher dans les natures différentes de ces immigrations notamment d’un point de vue socio-économique, comme le montre le résultat de l’enquête PISA.
Ainsi la Finlande, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, le Royaume-Uni et la France pratiquent des politiques migratoires peu sélectives et connaissent des écarts de résultats importants. A l’inverse, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande et Etats-Unis sont des pays où la politique d’immigration favorise les plus qualifiés. L’écart de résultat entre les élèves issus de l’immigration et les populations autochtones y est alors beaucoup plus faible.

Le déni de réalité des associations et syndicats de gauche

L’échec massif des enfants issus de l’immigration n’est évidemment pas une fatalité, mais il faut avoir le courage d’en faire le constat pour pouvoir y apporter des solutions. En poussant des cris d’orfraie et en pratiquant la politique de l’autruche, les partis politiques, les syndicats, et les associations de gauche se donnent bonne conscience, mais ne viennent pas en aide aux élèves concernés.

Pour répondre à ce défi, des pistes de solutions sont à chercher, à la fois, à travers une politique migratoire mieux encadrée, une politique d’assimilation plus ferme dans ses principes ainsi qu’un accompagnement éducatif renforcé.

* PISA est une enquête menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’OCDE et dans de nombreux pays partenaires : http://browse.oecdbookshop.org/oecd/pdfs/free/9810082e.pdf

Messages

  • Bonjour,

    Tout à fait d’accord avec vous et, pour vous le démontrer, voici une partie du mail que j’ai envoyé au secrétariat de l’UMP le 23 mars dernier.
    C’est vraiment pénible d’entendre tous ces mensonges à longueur de journée. Je m’occupe de ces enfants par l’intermédiaire d’une asociation et je trouve que, là aussi, les gens se donnent une bonne conscience en passant une partie de leur temps libre à "s’occuper des autres", mais pas du tout en "bon père de famille" ! Ils rentrent ensuite chez eux, la conscience tranquille.
    Mais, sans être une grande intellectuelle, on se rend compte de la difficulté à apprendre une langue aussi belle et complexe que la langue française, pour ces enfants qui entrent , en maternelle, sans avoir entendu parler un mot de français ! Ne parlons pas de la lecture du soir avant de dormir : ils n’en ont même pas dans la langue de leur parent ! En combien de temps tout l’acquis de la petite enfance peut-il être intégré ?
    Que nos politiques soient sérieux et qu’ils se rappellent qu’ils ne sont pas éternels ! La plus belle récompense de tout travail n’est-elle pas de préparer intelligemment l’avenir de nos jeunes ?

    mail du 23/03/2011 :
    - le problème de l’enseignement des immigrés et leurs répercussions sur l’enseignement général :

    Dans le cadre de l’accompagnement scolaire d’une association, je m’occupe d’une famille d’origine albanaise/serbe. Cette famille a 2 enfants de 9 et 6 ans. Ils sont nés en France : leur papa travaille dans le bâtiment et leur maman est à la maison : pas de problèmes financiers ni familiaux mais d’importants problèmes scolaires.

    Le petit a 6 ans et comme tous les enfants de CP, il doit apprendre à lire, écrire et compter. Ses parents sont jeunes mais ne parlent pas le français chez eux (parce qu’ils le parlent très mal), son vocabulaire est donc très limité (sa famille ne côtoie pas beaucoup de familles parlant français).

    Pouvez-vous m’expliquer comment cet enfant peut assimiler le programme de CP ? Il n’a aucune idée de l’intérêt de l’apprentissage de la lecture puisque ses parents (et même son frère aîné) ne lisent jamais.

    Pensez-vous que le travail des instituteurs du primaire est particulièrement facile avec des écarts de niveau impensables à l’heure actuelle : j’ai l’impression qu’ils sont dans la même situation que les instituteurs de nos campagnes, il y a 1 siècle quand les familles parlaient le patois !

    A ce sujet, j’aimerais bien avoir l’avis de Mme Dati : se souvient-elle de la patience qu’ont dû avoir les religieuses de Chalon/Saône pour lui permettre de faire des études ?
    En regardant une émission la concernant, je me suis rendue compte que sans l’aide de l’école privée et catholique (!!), elle n’aurait pas fait mieux que beaucoup d’autres.
    Ma question est donc la suivante : quand prendra-t-on en compte ces problèmes d’intégration ? A-t-on vraiment envie d’intégrer ces enfants ? Faut-il, pour faire semblant, baisser le niveau de tous les élèves (sauf bien entendu, ceux qui appartiennent à une certaine élite et dont il faut prendre le plus grand soin) ?

    Dans ce sens, l’ascenseur social qui ne prend en compte que les banlieues est vraiment insupportable !

    Savez-vous qu’il y a des ’français de souche’ qui aimeraient bien (et qui en ont les capacités) aller dans les grandes écoles ou, du moins, faire de longues études, études que les parents ne peuvent pas assumer n’ayant aucune aide de l’état ?

    • Même le journal "Marianne" a sorti un article il y a quelques mois sur le sujet. Ils ont conclu que le niveau global des enfants d’immigrés était inférieur à celui des français pour des raisons diverses. Le problème viendrait surtout des immigrés d’Afrique du Nord ou d’Afrique sub-saharienne pour qui l’école n’est pas une priorité (culturelle ?). Parcontre, les filles réussissent nettement mieux que les garçons, sans doute grâce au fait que l’école les mets à égalité avec la gente masculine alors qu’à la maison elles sont souvent considérées comme inférieures.
      Les enfants d’immigrés qui réussissent le mieux sont originaires d’Asie, sans doute parceque la culture du travail y est plus ancrée. Les parents de ces enfants savent à quel point la réussite de leur progéniture (donc une meilleure intégration) vient de la réussite scolaire.

      Le problème que l’on a en France, c’est qu’aucun débat n’est possible sur la question, un peu comme le pourcentage d’immigrés dans les prisons françaises et ça devient franchement pénible. La politique de l’autruche est la préférée de nos gouvernants depuis des décennies. Si on ne parle pas d’un problème, cela veut dire que celui-ci n’existe pas à leurs yeux. Il y a aussi un enjeu électoral à ne pas en parler vu la proportion de personnes d’origine immigrée qui ont obtenu la nationalité française et qui ont un réel poids sur les élections. Le jour ou un Président de la République aura le courage de répondre à ces questions, alors on pourra régler les problèmes liés à l’immigration, mais pas avant.

    • S’il est vrai que les enfants nés en france de parents immigrés et ne parlant pas ou très mal le Français, ont des difficultés à l’école, il y a lieu de s’interroger sur 2 points :
      1- Pourquoi notre législation permet elle de "fabriquer" des français alors que l’on sait que leurs chances d’intégration et de réussite sont très faibles ?
      2- Pourquoi accepte t on des immigrés qui ne parlent pas la langue/ ou qui ne l’apprennent pas avant d’avoir le permis de séjour et de travailler ?
      Nos conditions d’accueil en France sont très clairement énoncées dans les textes officiels mais absolument pas respectées.
      Voir le livret d’accueil des étrangers et le texte du décret relatif au regroupement familial.
      A quoi servent donc nos lois ?
      En tous cas dans les faits les seules conséquences bien mesurables pour le moment sont à découvrir dans le niveau moyen de nos écoles primaires et secondaires et cela pour une majorité de jeunes issus ou non de l’immigration.

    • Je suis né en 1927 en Moselle. Mes grands-parents paternels et maternels sont nés français en 1867. Après le traité de Francfort -10 mai 1871-, la Moselle (et l’Alsace) est devenue allemande. De ce fait mes parents sont nés allemands et ont fréquenté l’école allemande. Après 1918, grands-parents et parents ont été "réintégrés dans la nationalité française". Mes frères et sœur et moi avons appris le français à l’école, car nos parents parlant un dialecte germanophone ne pouvaient pas nous aider à faire nos devoirs, mais surveillaient le carnet de notes. Résultat final : mon frère aîné a réussi le doctorat en droit et moi celui de médecine. Mais nous avons "bossé". Alors, que l’on ne me rabâche pas le fait que les enfants d’immigrés sont défavorisés pour l’apprentissage scolaire ; je crois que leurs parents ne les surveillent pas assez.

    • Nous en revenons donc au sempiternel problème des immigrés qui n´apprennent pas la langue du pays qui les accueille.
      C´est aussi de la responsabilité des parents de ces enfants. Combien d´immigrés ayant vécu depuis parfois plus de 30 ans sur le sol francais et qui ne parlent pas un mot de francais ?
      Et je suis désolée, mais même si certains ne connaissent pas notre alphabet et ont des difficultés pour lire et écrire, une langue peut s´apprendre juste parlée ! Et c´est le minimum je pense.

      Diane, immigrée.
      En Suède depuis 1 an... et ayant appris le suédois

    • I’ai habitée dans un immeuble au 3 ième étage, et là j’ai beaucoup observé.
      On peut se demander où se situe la responsabilité de certains Parents.... De se débarrasés des enfants des journées entières pour avoir la tranquilité et garder l’appartement propre. Que deviennent ces enfants ?....

  • Sur un tout autre plan , sait-on qu’environ 70% des détenus , dans les prisons françaises , sont des personnages issus de l’immigration ! Dans beaucoup d’information , dans la presse , relatant de vandalisme , de délinquance ou de criminalité , on n’ose même plus mettre le nom des individus , même majeurs , lorsqu’ils sont issus d’immigration ! Bizarre....

  • Cela peut s’expliquer aussi du fait d’une volonté de non intégration, la culture de certains immigrés reste encore forte !
    certains enfant rejettent la culture française par un manque d’intérêt, notamment en ce qui concerne la langue, et l’histoire, ils y voient peu d’intérêts.

  • Le constat de l’échec évoqué avec courage par Claude Guéant est criant de vérité et nous français de souche souhaitons l’évoquer haut et fort et soutenir notre ministre.
    Marie Keib-Kelner

  • La seule chose qui me surprend,c’est que cet vérité ne se découvre que maintenant alors que tout les enseignants du primaire le savaient et lconstaté depuis longtemps.

  • Sapeur pompier professionnel et moniteur de secourisme,je donne des cours de secourisme dans un collége à proximité d’une cité ou vivent en majorité des immigrés.
    Le constat ? Une "boucherie intellectuelle"
    Ces cours sont offerts gracieusement par la collectivité.
    Ces prestations sont intégrées dans un programme dit "la nouvelle chance "ou les jeunes en difficultés( scolaires et surtout disciplinaires) poursuivent durant une semaine leur scolarité plus ou moins sérieusement encadrés par des profs.
    Cette semaine leur permet également de s’ouvrir à d’autres activités ( dont ne bénéficient pas les autres enfants ).
    Constat de cette expérience malheureuse : 450 .000 euros sur deux ans pour aucun résultat positif ou presque .
    99% de ces enfants sont issus de l’ immigration .
    Une très grande majorité se refusent à être français, et la seule vérité pour certain c’est leur religion.
    Quand à l enseignement ils ne voient pas l’intérêt.
    Une culture différente ,une fratrie importante,une religion trop imposante avec un abandon des parents (surtout du père ) ainsi qu’ un refus de l’autorité et de de nos valeurs républicaines sont à l’origine des ces cuisants échecs.

  • Il n’y a pas que l’appartenance culturelle et les origines qui entrent en compte dans l’echec scolaire, la situation familiale, professionnelle ou géographique sont des facteurs tres importants, donc avant de lancer un constat generaliste sur un media a large diffusion, M.gueant aurait tout à gagner en crédibilité si il rentrait un plus dans les details. Sur ces enfants issus de l’immigration, combien sont en situation de precarité financiere, combien vivent dans des quartiers difficiles, etc... Si l’on faisait une etude sur l’echec scolaire chez les enfants dont la mere ou le pere est cadre sup. je me demande si l’appartenance ethnique serait un facteur d’échec. Avant d’affirmer que l’accusé est coupable, cherchons les raisons de sa culpabilité.

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