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A Montpellier, Nicolas Sarkozy rejette l’égalitarisme et propose une école permettant à chacun de réussir

mercredi 29 février 2012, par Inès Charles-Lavauzelle

Hier, mardi 28 février, Nicolas Sarkozy était à Montpellier pour parler éducation. Devant plus de 8 000 personnes venues pour le soutenir, le chef de l’Etat a affirmé, qu’après avoir fait de l’enseignement supérieur et de la recherche la priorité de son premier quinquennat, il souhaitait, désormais, que la priorité soit accordée à l’école, de la petite enfance au bac.

L’UNI, fédération de la droite dans l’éducation, se retrouve parfaitement dans le diagnostic lucide porté par le Président de la République sur les défaillances de l’école, ainsi que sur la vision proposée pour la réformer afin de faciliter la réussite de tous les élèves.

L’UNI est heureuse de constater que de nombreux thèmes développés dans son livre "l’école malade de l’égalitarisme", publié, fin janvier, par l’UNI et le CERU (think-tank consacré à l’éducation et à la jeunesse) ont été repris, par le président de la République comme : le renforcement de l’autorité des enseignants, le développement de l’autonomie des établissements, notamment en matière de recrutement et de gestion des ressources humaines, la mise en place de groupes de niveaux ("le but n’est pas que chacun avance au même pas, ni avec les mêmes méthodes, le but c’est que tous parviennent au même niveau", la diversification des parcours de formation dès la classe de 4ème, la possibilité offerte aux enseignants de travailler plus pour gagner plus ...

Au total, hier à Montpellier, Nicolas Sarkozy a repris intégralement 7 des 15 propositions formulées en conclusion de notre livre "L’école malade de l’égalitarisme".

Pour surmonter les graves difficultés et le corporatisme qui minent depuis des décennies l’Ecole, il faudra faire preuve de courage et de détermination. Le bilan de Nicolas Sarkozy en matière d’enseignement supérieur et de recherche, les investissements et les nombreuses réalisations qu’il a su mener à terme, malgré les difficultés et les blocages, au cours de son premier quinquennat (loi sur l’autonomie, augmentation inédite des crédits, plan campus, investissement d’avenir ...), témoignent de ce qu’il sera capable de mobiliser comme énergie et moyens pour réussir à remettre l’Ecole sur de bons rails.

Messages

  • Je suis ancien professeur de sciences physiques (en lycée et en classes préparatoires aux grandes écoles) et connaît bien le monde de l’enseignement.
    Je suis tout à fait d’accord pour supprimer le collège unique tel qu’il est pour mettre en place des classes de niveaux adaptées à l’élève. Le 1er but du collège devrait être de détecter les capacités et les goûts (intellectuels, manuels, artistiques et sportifs)de chaque élève pour que le lycée puisse ensuite les développer.
    J’attire l’attention sur le fait que pendant plusieurs décennies, l’éducation nationale a axé son action sur les élèves en difficulté en oubliant ceux qui avaient de rélles capacités. J’ai entendu des enseignants dire que tel élève n’avait pas besoin qu’on s’occupe de lui puisq’il n’avait aucune difficulté. Ce faisant nous avons abaissé volontairement le niveau de nos lycées et donné une image bien terne de l’effort au travail. J’ai souvent constaté en classes préparatoires que des étudiants aux réelles capacités avaient des difficultés parce qu’ils n’avaient pas reçu le niveau suffisant en lycée pour accéder sereinement à l’enseignement supérieur. Comment s’étonner dès lors que nous amenons sur le marché du travail des jeunes plus attachés à la valeur "diplôme" qu’à la valeur "travail".
    J’aime bien aussi cette idée d’autonomie des établissements pour ce qui concerne le recrutement des professeurs. Mais il faudra que cela s’accompagne d’un projet pédagogique auquel devra adhérer l’équipe pédagogique.
    Je pense notamment que trop de professeurs sont déconnectés du monde économique et de l’entreprise et emprisonnés dans la seule discipline qu’ils enseignent. Dans la formation des futurs enseignants devrait figurer un stage en entreprise de quelque nature qu’elle soit. Ce stage avec rapport devant jury ferait parti du diplôme d’enseignement.
    Ensuite les enseignants, dans l’équipe pédagogique de leur établissement et dans le cadre du projet pédagogique, seraient invités à refaire des stages d’observations de quelques jours sur un spectres assez large d’entreprises (sur 3 mois de vacances cela doit pouvoir être possible). En fin d’année scolaire chaque professeur mettrait en commun devant l’assemblée des élèves et des parents ce qu’ils auraient observé et vécu. Cette idée me paraît nécessaire pour que l’équipe enseigante en charge d’un élève soit apte à le conseiller dans le choix de ses études.

  • Entièrement d’accord pour la suppression du collège unique et pour que les professeurs fassent connaissance avec le monde l’entreprise qu’ils ne connaissent pas, et que les syndicats refusent de leur faire connaître.
    L’égalitarisme doit être combattu à tous les niveaux : il ne faut pas confondre l’égalité devant l’école et l’égalitarisme ; c’est totalement différent !

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