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La revalorisation du diplôme passe nécessairement par un accroissement du niveau d’exigence

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La revalorisation du diplôme passe nécessairement par un accroissement du niveau d'exigence

Les Français et les lycéens restent très attachés au baccalauréat. Pourtant, l’image de cet examen s’est dégradée, à mesure que les taux de réussite augmentaient et que le nombre de mentions explosait. En effet, les lauréats de la mention « très bien » sont proportionnellement 17 fois plus nombreux aujourd’hui à obtenir cette distinction qu’en 1967. Le jeu des options et des commissions d’harmonisation des notes ont fini par rendre cet examen suspect ; à tel point que les inscriptions dans l’enseignement supérieur, se font de moins en moins sur la base du bac. Pour redonner ses lettres de noblesse au baccalauréat, il convient d’accroître le niveau d’exigence attendu des candidats.

L’UNI dans son livre « L’Ecole, malade de l’égalitarisme » défend la mise en place d’évaluations régulières et rigoureuses des élèves. Le baccalauréat ne peut pas faire exception à cette rigueur. Ce sont trop souvent les élèves qui, au final, sont les victimes de cette baisse du niveau d’exigence. On ne peut que constater que pendant des années, l’augmentation du taux de réussite au baccalauréat se soit traduite par une hausse de l’échec en premier cycle universitaire.

L’UNI propose donc de recentrer les épreuves sur les savoirs fondamentaux en limitant le poids des options au sein des épreuves du baccalauréat et un instaurant des notes éliminatoires dans les disciplines fondamentales.
Comme pour l’ensemble des évaluations qu’elle appelle de ses voeux, l’UNI n’est pas opposée au contrôle continu qui permet de prendre en compte la régularité du travail des élèves, mais souhaite que la part relative du contrôle continu reste minoritaire pour l’obtention du diplôme afin d’en garantir le caractère national.

Enfin, l’UNI préconise le maintien de la session de rattrapage à l’oral, afin d’évaluer réellement la maîtrise des savoirs discipinaires et d’éviter les risques de subjectivité liés à la seule consultation des dossiers scolaires, comme cela est actuellement proposé dans le rapport de l’inspection générale.

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Chargée des relations avec la presse

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