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Le MET demande des sanctions immédiates pour mettre fin à l’impunité de ces extrémistes

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Le MET demande des sanctions immédiates pour mettre fin à l'impunité de ces extrémistes

Jeudi 12 avril 2012, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne fut une nouvelle fois le théâtre de scènes de violence. Des militants d’extrême-gauche issus notamment de SUD Etudiant et de la CNT ont chassé "manu militari" une professeure d’économie pour réquisitionner l’amphithéâtre dans lequel elle faisait cours afin d’y tenir un meeting sauvage du NPA (sans aucune autorisation) autour du leader trotskiste Alain Krivine.

Les 12 agents de sécurité de l’université, présents sur le site de Tolbiac, ont tenté de s’interposer, mais ont rapidement été dépassés par la violence et le nombre des militants du NPA, de SUD Etudiant et d’autres groupuscules d’extrême-gauche venus pour l’occasion, prêter main forte à leurs "camarades étudiants". Au total, près d’une centaine de personnes, s’en sont prises aux agents de la sécurité. Coups, menaces, lancers de chaise : les affrontements d’une extrême-violence ont duré prés de deux heures.

Quatre agents de sécurité ont été sévèrement blessés, deux étaient encore aux urgences jeudi soir. Le directeur du centre universitaire et vice-président de l’université a lui-même été blessé à l’oreille. Deux véhicules des forces de police étaient présents à proximité mais n’ont pu intervenir, faute d’autorisation de l’université.

Ce faisant, cela a permis à l’extrême-gauche d’imposer sa loi dans une université qu’elle considère désormais comme son laboratoire pour les luttes à venir et à Alain Krivine de tenir son meeting en toute illégalité dans un amphi réquisitionné par la force.

Malheureusement, les violences de ces groupes extrémistes ne sont pas nouvelles. La semaine dernière, à l’occasion des élections universitaires, les militants de SUD Etudiant ainsi que ceux de la CNT s’en étaient pris aux militants du MET, branche étudiante de l’UNI, blessant sérieusement deux d’entres eux. Sûre de son impunité, la CNT avait même revendiqué dans un tract distribué quelques jours plus tard cette agression, expliquant qu’elle considérait "comme un devoir d’éloigner de l’université les organisations comme le MET. Elles n’ont pas leur place au sein de notre université."

Le MET demande donc que des sanctions immédiates soient prises à l’encontre de ces groupes extrémistes et violents, dont les membres sont bien connus de l’administration de Paris 1. Le MET attend la plus grande fermeté de la part du président de Paris 1, ainsi que de la police et de la justice pour mettre fin à ces violences devenues quotidiennes.

Par ailleurs, le MET souhaite que la législation réglementant l’intervention des forces de l’ordre sur les campus soit clarifiée afin de permettre aux policiers d’intervenir.

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Chargée des relations avec la presse

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