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Non au passage en force

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Non au passage en force

A peine installé, Vincent Peillon, le nouveau ministre de l’Education nationale a annoncé, sans la moindre concertation préalable, le retour à la semaine de 5 jours de classe pour les enfants de primaire dès la rentrée 2013.

Un ukase qui bouleversera la vie des familles

L’UNI, fédération de la droite dans l’éducation, déplore qu’une telle mesure, qui va profondément bouleverser la vie des familles, des enfants (notamment ceux dont les parents sont divorcés), l’organisation des collectivités locales ainsi que celles des associations proposant des activités le mercredi ou le samedi matin, ait été annoncée de cette façon. Tout cela risque, également, de pénaliser fortement les femmes qui travaillent.

En prenant une telle décision, sans avoir au préalable proposé des solutions pour régler ces problèmes, le nouveau ministre fait preuve de dogmatisme et de mépris vis-à-vis du quotidien de nombreux français.

L’UNI demande au ministre de revenir sur sa déclaration afin d’ouvrir de véritables négociations avec l’ensemble des acteurs (associations familiales, associations de parents d’élèves ...). Vincent Peillon n’a-t-il pas signé, lors du premier conseil des ministres, la charte de déontologie qui est censée engager l’ensemble des ministres du gouvernement Ayrault ? Celle-ci insiste sur "la concertation" et "l’écoute des citoyens", or on ne peut pas parler de réelle concertation, quand celle-ci est organisée simplement pour avaliser des décisions et un calendrier déjà annoncé par le ministre dans la presse.

Une réforme des rythmes scolaire établissement par établissement

L’UNI n’est pas hostile par principe à une réforme des rythmes scolaires, mais celle-ci doit être organisée au plus près des besoins des enfants et des familles. C’est pourquoi, l’UNI s’oppose à une mise en œuvre imposée par l’Etat et le ministère.

La modification de la semaine de travail des élèves doit répondre à un réel projet éducatif. Elle doit-être accompagnée d’une offre d’activités périscolaires adaptée. Seuls les établissements peuvent répondre correctement à ces exigences. C’est pourquoi, l’UNI demande que toutes les modifications de la semaine de cours soient décidées établissement par établissement et inscrite dans le projet pédagogique de celui-ci ; les familles doivent également pouvoir choisir librement l’établissement dans lequel elles souhaitent inscrire leurs enfants, notamment en tenant compte de l’organisation des rythmes scolaires proposés dans les différentes écoles à proximité de leur domicile.

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Chargée des relations avec la presse