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Ecole : des priorités à l’encontre de celles des Français

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Ecole : des priorités à l'encontre de celles des Français

Aujourd’hui, mardi 9 octobre, avait lieu la présentation officielle du rapport de la concertation lancée le 5 juillet sur la refondation de l’école par le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, en présence du Président de la République et du Premier ministre.

Les Français ont un regard lucide sur l’école. Ils sont 64% à penser que celle-ci fonctionne mal, que l’on doit avant tout s’assurer que les enfants " maîtrisent le français" et que l’autorité et la discipline dans les établissements (42%) soient restaurés. Leurs priorités sont claires, mais ce ne sont pas celles du gouvernement ni celles qui ressortent de la concertation sur la refondation sur l’école.

Comment s’étonner d’un tel divorce après avoir tenu les Français très loin de cette concertation qui n’a réuni que le banc et l’arrière banc des syndicats et pédagogues de la rue de Grenelle.

La refondation, une école "new age"

La lutte contre l’illettrisme a été soigneusement évitée, les moyens d’assurer la maîtrise des savoirs fondamentaux oubliés. L’objectif de la concertation est de fonder une école accueillante, une école de l’épanouissement, de l’éveil artistique où seront enseignés la morale laïque, l’éducation à la sexualité, la lutte contre les stéréotypes de genre et la nutrition.

Cette école redessinée par des babas cool, nostalgiques de leur mai 68, est loin de celle qu’attendent les Français.

Les Français qui attendent un retour de l’autorité en auront pour leurs frais. L’autorité des enseignants sera encore affaiblie par les mesures annoncées ce matin. En matière d’orientation, les enseignants devront obligatoirement suivre les désirs des parents ; les mauvaises notes seront supprimées car les notes doivent "encourager les élèves". Les devoirs à la maison seront également supprimés alors que 68% des français sont pour les devoirs à la maison.

Aucune réforme structurelle n’a été annoncée. La refondation de l’école risque de n’être finalement qu’une loi de programmation budgétaire consacrant le principe cher aux syndicats du toujours plus de moyens.

L’école n’ira pas mieux mais elle coûtera plus cher aux Français... Quelle occasion manquée !

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Chargée des relations avec la presse

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