Strasbourg

Le hollandisme, un symptôme supplémentaire de l’effondrement de l’Etat français....

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Le hollandisme, un symptôme supplémentaire de l'effondrement de l'Etat français....

Depuis le 6 mai 2012, la France est présidée par le socialiste François HOLLANDE.

Cette première phrase suffirait presque à décrire l’état de déréliction avancée dans lequel se trouve le pays pour peu que l’on sache qui est vraiment le titulaire de la plus haute charge de l’Etat.

Malgré ses nombreux diplômes et une éducation rigoureuse, cet homme n’a pas acquis les instruments intellectuels et le caractère indispensable à l’exercice de la sa nouvelle fonction, qu’il paraît toujours et encore découvrir au jour le jour.

Habitué des compromis et des compromissions au sein du Parti socialiste qu’il dirigea durant onze longues années, il n’a pas pris conscience de la nécessité de prendre des décisions nettes et précises, rapides et fermes, pour diriger le pays.

Son discours continuellement mesuré ne masque plus son indécision chronique et sa manie du contournement des difficultés et des obstacles du gouvernement.

Ses instructions semblent ne pas atteindre ses ministres, qui devraient être ses subordonnés et ses fidèles, mais qui sont, de fait, des électrons libres laissés sans directives ni règles précises d’exercice de leur ministère. Ils s’agitent et le pays s’enkyste dans l’immobilisme et le défaitisme.

On rappelle au passage le fait que la gauche a la majorité dans tous les échelons administratifs français, au Parlement, au gouvernement et à la présidence de la République, de sorte que l’on devrait avoir un Etat fort, idéologiquement sûr de lui, soutenu par tous les élus et les représentants du Parti socialiste, avec une politique de gouvernement claire et connue de tous. Seulement il n’en est rien, et cela est dû au constat que chacun peut faire ce qu’il veut au jour le jour, le président de la République est mou !

Cette mollesse du chef de l’Etat constatée par tous donne l’occasion à des pouvoirs secondaires ou alternatifs de prendre de l’importance, et souvent une place disproportionnée par rapport à leur puissance réelle. Pendant que les ministres démontrent leur amateurisme et leur goût pour les honneurs vains, les administrations centrales fonctionnent en vase clos, sûres de ne pas être recadrées par des titulaires obnubilés par leur notoriété passagère. D’où l’avalanche de nouveaux règlements, textes, décrets, directives et circulaires qui étouffent le secteur privé et conforte le secteur public, électorat principal (voire unique ?...) de la gauche boboïsée...

Le secteur associatif, arrosé copieusement par tous les échelons de la France décentralisée, assure quant à lui la police politique des mœurs et des idées, et veille à instaurer en douceur un nouvel ordre moral et social dont l’unique caractéristique est la satisfaction instantanée et irréfléchie des envies et marottes du moment : le cas des lobbies homosexuels est particulièrement exemplaire, puisqu’il a profité des déboires économiques du gouvernement pour lui offrir le cadeau empoisonné d’une réforme sociétale prétendument acceptée par la majorité des Français, et obtenir l’adoption d’un texte qu’en d’autres temps la gauche aurait repoussé aux calendes grecques.

Les lobbies immigrationnistes sont un autre exemple de cette prise de pouvoir des organisations alternatives au pouvoir officiel, et illustrent au passage la théorie de la force du pouvoir réel par rapport au pouvoir officiel. Financées sans discernement depuis plus de trente années de gaspillage indigne d’un pays développé et sensément bien géré, et maintenant par de nombreux fonds issus du monde arabo-islamique, les associations nationales et locales de défense des immigrés de toutes provenance deviennent des moyens revendiqués de remise en cause de l’ordre républicain traditionnel, de la laïcité française, des équilibres sociaux et culturels historiques, ainsi que de la représentativité des partis politiques nationaux.

Des modèles de civilisation étrangères sont importés et promus avec vigueur dans les banlieues, zones de drague politique privilégiées par ces organismes quasi paragouvernementaux. Leur propagande multiforme dénigre sans cesse et sans vergogne la culture dite "autochtone" ou "historique". La remise en cause des règles de vie commune au sein de la société française est proposée telle quelle comme un moyen d’affirmer une opposition franche et un rejet revendiqué de tout ce qui fait "la France". Et l’absence de réactions de la part de l’Etat officiel et de ses organes sclérosés ou mis sous l’éteignoir encourage chaque jour à davantage d’exigences, de compromissions et de négociations.

La politique des petits pas rencontre un succès continu qui pose déjà la question cruciale de la remise en cause des passe-droits obtenus par les organisations communautaristes. La constitution de zones urbaines expressément communautaires vivant selon des rythmes, des traditions et des interdits allogènes est un fait établi dans de nombreuses banlieues et zones dites "sensibles".

D’ailleurs, le recours systématique à un vocabulaire volontairement angélique, euphémique voire mensonger, pour qualifier la situation dans ces quartiers doit être interprété comme un signe supplémentaire de la dérive de notre société et de la défaite de notre Etat, de ses institutions et de ses représentants intellectuels et médiatiques face aux lobbies et groupes de pression ethnico-religieux.

Dans l’Education nationale, les groupes de pression et les donneurs de leçons patentés, coalisés autour de la remise en cause permanente du concept de nation française, travaillent depuis bientôt quarante-cinq ans à détruire toute idée de cohésion nationale, de patriotisme, de langue, de culture, d’histoire ou de traditions communes. La relecture acharnée de notre histoire nationale, accusée de tous les vices, affublée de toutes les tares, dépourvue du moindre héros, tend clairement à faire comprendre aux futurs citoyens endoctrinés que rien n’est à sauver du passé, dont il faut faire table rase, au profit d’un cosmopolitisme et d’un mondialisme alternatif sans limites. Les "blancos" et les "Gaulois" étant pratiquement de nature nocifs et dangereux, on peut -on doit ?- envisager sans trop sourciller de les remplacer par autre chose, n’importe quoi, pourvu que ce ne soit plus "eux", ces méchants, ces racistes, ces esclavagistes, ces profiteurs... Comme l’Etat est mou, que les enseignants sont largement convaincus par ces idées absurdes et sont de fait les premiers propagandistes de ce non-sens, cette philosophie se répand année après année, sans coup férir.

La réforme des programmes scolaires de Vincent PEILLON vient entériner cet objectif ultime et sacrifie l’apprentissage des connaissances au profit de la propagation d’une profession de foi niant la réalité aussi bien naturelle qu’économique et sociale.

La diffusion de la théorie du genre, voulue dès le collège, a pour excuse de vouloir lutter contre les discriminations nées de la différence de sexe, mais il faut avoir une façon de penser assez perverse pour croire que, à force de discours stupides et de contre-vérités biologiques, on arrivera à persuader des enfants qu’une fille peut être un garçon simplement en le voulant !

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Publié par Philippe Morel

Adhérent depuis 1998.

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