Presse

Suppression de la niche fiscale parents d’élèves et d’étudiants : entre soulagement et improvisation.

Partager cet article:
Suppression de la niche fiscale parents d'élèves et d'étudiants: entre soulagement et improvisation.

Dans le cadre de l’examen du PLF 2014, vendredi les députés ont, à l’unanimité, repoussé le projet de loi du gouvernement visant à supprimer la niche fiscale parents d’élèves et d’étudiants

Ceci constitue une victoire pour l’UNI qui avait appelé au maintien de cette aide fiscale. Le retrait de ce projet de loi est également une victoire pour les classes moyennes qui connaissent un léger répit dans le matraquage fiscal qu’ils subissent. L’UNI avait en effet maintenu la pression sur le gouvernement en diffusant une pétition demandant le maintien de cette niche. La pétition a été signée par plus de 50 000 personnes.

Cependant, l’UNI regrette que la baisse des recettes fiscales dues au maintien de cette aide n’ait pas été compensée par une baisse notable des dépenses publiques. En effet, pour compenser entre autres, cette niche fiscale le gouvernement maintient la TVA à 5,5% au lieu de la baisser à 5% comme initialement prévu. Les experts estiment que le maintien de la TVA à 5,5% ne rapportera que 400 000€ alors que la niche fiscale pour les étudiants et les enfants scolarisés coûte à elle seule 440 000€. Ce que le gouvernement fait mine de redonner d’un côté il le reprend de l’autre. La hausse de l’impôt ne compense pas intégralement l’augmentation des dépenses publiques. Autrement dit, le gouvernement choisit la hausse d’impôt et la création de dettes nouvelles ! Les familles sont perdantes sur tous les fronts.

Même si nous saluons la prise de conscience du gouvernement concernant la niche fiscale parent étudiant et parent enfant scolarisé, il est inacceptable de creuser le déficit budgétaire pour maintenir une aide qui profite directement aux étudiants.

Ceci démontre la méthode de travail qui est celle du gouvernement depuis le début du quinquennat, c’est-à-dire l’improvisation. C’est pourquoi l’UNI reste vigilante sur ces questions et c’est pourquoi nous appelons le gouvernement à ne plus taper les familles venant des classes moyennes au portefeuille.

Partager cet article: