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L’UNI-MET dénonce le démembrement de l’Université Antilles-Guyane orchestré par Christiane Taubira

mardi 12 novembre 2013, par Olivier Vial

Lundi 11 novembre, le gouvernement a cédé devant les revendications « séparationnistes » d’une minorité extrêmement politisée et radicale qui appelle à la création en Guyane d’une université indépendante « afin de se libérer du carcan antillais ». SIC !

Alors que depuis plusieurs semaines, une petite centaine de grévistes (sur les 2500 étudiants que compte le pôle guyanais de l’université Antilles-Guyane) empêchent le bon déroulement des cours, les représentants de l’État et des étudiants grévistes ont signé, hier, un protocole dont la principale mesure réside dans le démembrement de l’université Antilles-Guyane.

Cette décision sur la forme comme sur le fond est inacceptable.

Un putsch orchestré par Christiane Taubira

Sur la forme, cette décision s’apparente à un putsch réalisé avec la bénédiction de Christiane Taubira, dont la légitimité dans ce dossier est loin d’être évidente.
En effet, c’est elle, qui prétextant une visite privée en Guyane, a mené les négociations avec les grévistes et leur a garanti qu’un décret serait pris dans les prochains mois pour créer une université de plein exercice en Guyane.
Aucune des instances légitimement élues et seules habilitées à prendre de telles décisions (étudiants élus, présidente de l’université) n’ont été associées à cette négociation.

L’UNI-MET s’associe aux critiques formulées le 7 novembre dernier par la Conférence des Présidents d’Université (CPU) qui constatait que les décisions prises par le gouvernement dans ce dossier consistait de fait « à démettre des collègues régulièrement élus et à préparer, sans consultation préalable des instances régulières de l’université des Antilles et de la Guyane (UAG), la partition de cette université ».
L’UNI-MET se fait également le relais d’une majorité d’élus étudiants de cette université qui ne souhaitent pas d’un tel démembrement et qui n’ont jamais été consultés par le ministère. L’UNI-MET demande donc à Geneviève Fioraso de les recevoir dans les plus brefs délais.

Sur le fond, la partition affaiblira l’ensemble de l’université. Les moyens seront saupoudrés et dispersés et au final la qualité des études aux Antilles comme en Guyane sera menacée et les diplômes de l’UAG risquent de se dévaloriser.

L’UNI-MET demande à Geneviève Fioraso, seule ministre de l’enseignement supérieur, de prendre ses responsablités, de respecter le rôle et la place des instances élues de l’UAG et de mettre fin à ce putsch institutionnel qui, s’il allait jusqu’à son terme, constituerait un scandaleux précédent et handicaperait l’ensemble des étudiants des Antilles et de la Guyane.

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