Strasbourg

Grève des Classes préparatoires : Défendre le mérite, l’excellence et la qualité des formations

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Grève des Classes préparatoires : Défendre le mérite, l'excellence et la qualité des formations

Lu dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du mardi 10 décembre 2013 :

" Attaqués sur leurs rémunérations par le ministre PEILLON, les professeurs de classes préparatoires tentent d’organiser la riposte.

En ces temps budgétaires difficiles, les professeurs des classes préparatoires aux grandes écoles ont du mal à se débarrasser de l’image de privilégiés qui est, selon eux, savamment entretenue par leur ministre Vincent PEILLON. Un ministre qui souhaite réduire leur nombre d’heures supplémentaires en portant leur obligation hebdomadaire de service à 10 heures hebdomadaires pour tous, contre un service actuel compris entre huit et onze heures de cours selon le niveau et l’effectif des classes.

"Nous avons un système qui fonctionne, avec 30% d’élèves boursiers", répètent inlassablement les professeurs qui étaient hier en grève à l’appel des syndicats Snes-FSU, Snalc et SNCL-FO.

Selon la Cour des comptes, les professeurs agrégés gagent en moyenne, après 10 à 20 ans d’ancienneté, 49296 euros par an. "Mon salaire est de 2600 euros par mois", intervient cette jeune professeur lors de l’assemblée générale qui a réuni, hier matin au lycée Couffignal de Strasbourg, près de 80 enseignants en grève.

Sans même avoir besoin de sortir leur calculette, des professeurs de prépas estiment que le nouveau décret du ministre leur fera perdre entre 10 et 20% de leurs rémunérations. "Qui accepterait de perdre 20% de son salaire pour effectuer le même travail ? ", demande un professeur. Dans l’académie, qui compte 73 classes préparatoires pour 2473 élèves, la journée de grève a été suivie par 149 des 234 professeurs de prépas, soit un taux de 63,67% de gréviste, selon le Rectorat, et de 85% sur Strasbourg, a calculé un gréviste.

Plus de 300 manifestants, une majorité d’élèves, ont défilé derrière des banderoles "Touche pas à ma Prépa", "Je ne suis pas un fils à papa". Une banderole significative des craintes exprimées lors de l’assemblée générale par un professeur de classe préparatoire. "Nous avons un problème de conscience par rapport aux salaires et un problème d’absence de solidarité des autres enseignants par rapport au mouvement."

Les enseignants des classes préparatoires ont voté le principe d’une nouvelle journée de grève mercredi. Mais jusqu’où sont-ils prêts à aller sans mettre en péril le travail de leurs élèves ?"

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Publié par Philippe Morel

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