Strasbourg

Contre l’actuelle ambiance de fin de règne et le climat délétère, le besoin urgent de renouveau...

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Contre l'actuelle ambiance de fin de règne et le climat délétère, le besoin urgent de renouveau...

Les jours se suivent et se ressemblent en Hollandie, qui donnent à voir au peuple spectateur, médusé et écœuré, la succession des bêtises et comportements scandaleux ou immatures des ministres, parlementaires et responsables membres de la pseudo "majorité présidentielle".

Faut-il parler des méfaits continuels de Christiane TAUBIRA ? L’ex-indépendantiste séduite par les ors de la République autrefois vouée aux gémonies nous régale avec ses projets destructeurs et son mépris profond pour la France.

Faut-il évoquer les plans ineptes des ministres de l’Education nationale, qui se singularisent -un peu- par leur attitude démagogique commune et leur volonté de transformer la mentalité des élèves en les gavant d’idées aberrantes ? Et en oubliant la mission première de l’Ecole : instruire !

Faut-il déplorer encore et toujours la misère des forces de l’ordre, qui conservent coûte que coûte la volonté de faire leur métier et régner cet ordre honni par la gauche, pendant que les juges politiques s’acharnent à relâcher les délinquants et les criminels, en application de la doxa du Syndicat de la Magistrature ?

Faut-il pleurer les morts héroïques de nos forces armées, dont le dévouement et l’abnégation sont tels que l’on se demande parfois si nous les méritons bien, pendant que les politiques dépècent l’outil militaire en réduisant sans cesse un budget déjà minimal ? Jusqu’à quand la France aura-t-elle encore les moyens de ses beaux discours ?

Faut-il s’énerver encore en voyant la gabegie générale au sein des différentes administrations nationales, locales et hospitalières ; la désorganisation, les doublons, les prébendes des copains, la dilapidation des moyens au profit des illégaux et des assistés patentés ; le règne des petits barons et des grands ducs de la politique, qui rechignent bien sûr à rendre au peuple le pouvoir qui leur a été confié ? Combien de milliards perdus en projets pharaoniques, en frais de fonctionnement superfétatoire, en investissements mégalomaniaques, en initiatives incongrues ?

Tout cela a été dit, redit, cent fois rabâché, et toujours le même constat que rien ne change et que s’aggrave la crise de confiance entre les "élites" et le peuple -méprisé et dédaigné par les premiers, mais bien plus conscient que l’on croit quant à la situation dans laquelle nous sommes. Le spectacle de l’actuel gouvernement et de ses échelons divers, décrédibilisé et ridiculisé par les comportements individuels et collectifs, ne fait plus rire ceux qui se tuent à la tâche tous les jours, qui se démènent pour faire vivre leurs emplois, dans le privé, soit entrepreneurs soit libéraux, qui sacrifient leur santé et leur famille aux impératifs de leur métier. Quand un euro devient si difficile à gagner, en voir dilapider des centaines de milliers ou de millions ou de milliards (mot abstrait s’il en est) met la rage au cœur.

Les élections sont l’expression exemplaire de cette colère : on s’abstient par écœurement si l’on ne cède pas à l’envie de dire "Merde !" à tous les partis dits de gouvernement en votant extrême, et rien ne convainc vraiment de l’absurdité de ce geste, puisque les "modérés" et les "raisonnables" ont donné mille fois l’occasion de démontrer leur inefficacité voire leur nullité. Après tout, pourquoi pas "eux", que l’on a pas encore essayé, n’est-ce pas ?

Cette attitude -ou plutôt cette réaction- vis-à-vis de la classe politique nationale semble caractériser plus profondément qu’ailleurs l’électorat français. Mis à part les Grecs, pressurés à cause d’une caste politique éreintée, sclérosée, corrompue et irresponsable, aucun autre peuple n’est aussi accablé que le nôtre. Même les Espagnols, les Irlandais ou les Portugais, au paroxysme de leurs difficultés, avaient une meilleure opinion de leurs dirigeants que nous, et jamais leurs chefs n’eurent d’aussi pitoyables taux de confiance que celui concédé à HOLLANDE. Jamais !

Il faut dire que, dans les autres pays européens, il s’est trouvé, à un moment ou un autre, des hommes politiques pourvus d’une vision, d’un courage et d’un allant tels qu’ils ont entrepris avec courage et l’appui de leurs électeurs réalistes, les réformes indispensables au maintien de leur pays. L’Allemagne de SCHRÖDER, l’Espagne de RAJOY, l’Irlande de KENNY, le Royaume-Uni de CAMERON ou l’Italie de RENZI ont su transformer ou transforment leur pays pour le sortir de l’ornière dans lequel il se trouvait !

Pas la France ! Pas avec ce gouvernement-là ! Pas avec ces amateurs obnubilés par une lutte des classes surannée, titillés par des démagogues éructant des revendications catégorielles et archaïques ou des lubies pseudo-écolo utopiques ! Pas avec cette alliance improbable de Tartuffe, de Don Quichotte, de Julien Sorel ou de Rastignac à la petite semaine, dont le seul talent réel est d’accumuler à grande vitesse les sujets de moquerie, de débine et de honte, aussi en France qu’à l’étranger ! Ah, quelle image ont les étrangers des dirigeants de la France actuelle !...

Pas la France ! Pas avec l’opposition actuelle, qui est pourtant celle que nous devons soutenir, que nous voulons soutenir, que nous soutiendrons évidemment lorsqu’il s’agir de combattre la gauche, ce danger permanent pour la France que nous aimons, mais qui nous déçoit si souvent, cette droite-là ! Cette droite-là, nous voulons la soutenir pour de bonnes raisons, quand elle aura un programme clair, détaillé, assumé, vraiment de droite, et que nous serons sûrs qu’elle le mettra en œuvre une fois revenue au pouvoir !

Parce que la France mérite autre chose que la foire d’empoignes perpétuelle, la querelle des egos fort petits, des petites phrases irréfléchies et des luttes intestines stériles. Certes, il faut qu’un combat soit mené entre les différents prétendants à la chefferie de droite, mais avec les armes nobles de la réflexion, des idées et de la confrontation des programmes de chacun. Marre de la lutte COPE-FILLON ! Flute à la guéguerre entre les huit ou dix dits ténors qui croient se distinguer à force de vilénies et de pièges tendus ! Rien à faire des prétentions surdimensionnées et injustifiées des uns et des autres ! D’abord, la preuve de vos compétences, Messieurs-dames !!!

Les citoyens-électeurs sont devenus indifférents au mieux à tout ce tintamarre microcosmique. Alors que le chômage croît, que l’économie est malade, que les secteurs économiques sont ébranlés les uns après les autres, comme autant de cartes d’un château en train de s’effondrer, ce que veulent les gens normaux, les Français de la vie réelle, ce sont des actes pragmatiques, une aide concrète, des idées réalisables, une intervention sur le terrain de tous les acteurs institutionnels et des corps constitués de l’Etat, même si aujourd’hui, chacun a bien compris que le vieil Etat-Providence lâche ses dernières expirations d’agonisant.

N’est qu’à voir les scores des maires réélus au premier tour, qui l’ont été parce que, dans leur ville, auprès de leurs administrés, leur action politique s’est vue, a été ressentie, appréciée, a portée des fruits mûrs et revitalisants. A gauche comme à droite, bien au-delà des partis d’ailleurs -sans eux plutôt !

Ce dont nous avons donc besoin, c’est d’un renouvellement de la classe politique actuelle, rajeunie et modernisée par la pluralité des origines sociales, des métiers et activités exercées, des formations et des connaissances de ces nouveaux hommes et femmes, plus jeunes aussi, ouverts au monde et débarrassés des préjugés des vieilles coteries radoteuses. Il est indispensable de s’inspirer des exemples scandinaves, anglo-saxons ou germaniques, pour transformer le fonctionnement des partis politiques et des échelons administratifs français.

Nous sommes favorables, par exemple, à la simplification du millefeuilles administratif, à la réduction du nombre de sénateurs et de députés, à la réorganisation des services publics par la mutualisation des compétences et des moyens. Revoir le statut des syndicats actuels et leur fonctionnement est indispensable pour dégripper le dialogue social et faciliter la réforme. Recentrer les fonctions de l’Etat sur ses missions régaliennes semble nécessaire pour retrouver des marges de manœuvres et de financements des administrations concernées. S’attaquer au totem de la protection sociale et des allocations doit permettre d’en finir avec la gabegie et les fraudes massives connues et mises sous silence par un pouvoir apeuré.

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Publié par Philippe Morel

Adhérent depuis 1998.

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