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Création d’une deuxième section d’économie : la mainmise idéologique de la ministre sur l’économie

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Création d'une deuxième section d'économie : la mainmise idéologique de la ministre sur l'économie

Contre l’avis des universitaires, Najat Vallaud Belkacem s’apprête à créer une deuxième section d’économie au sein du Conseil National des Universités (CNU) pour satisfaire les revendications de son aile gauche.

Alors que l’école d’économie française est à l’honneur ces grâce au prix Nobel de Jean Tirole, cette décision de la ministre est un coup de poignard dans le dos des universitaires.

C’est ainsi, sans consultation des doyens des facultés d’économie, ni du président de la section des sciences économiques de la CNU que cette décision a été prise, afin de répondre à la demande d’un certain nombre de groupes de militants et d’enseignants, notamment du secondaire.

Cette décision, purement politique, revient à donner un gage à ceux voulant imposer l’enseignement contestataire de l’économie, antilibérale, voire anticapitaliste.

Seulement, cette partition de l’enseignement de l’économie ne sera pas sans conséquence sur la qualité de la recherche. La division des effectifs des étudiants et donc des crédits affectés est en effet une mauvaise nouvelle dans cette période de disette budgétaire. De plus, de nombreux chercheurs craignent pour la qualité du recrutement futur. En effet, l’évaluation des enseignants de cette nouvelle section pourrait se baser sur des critères différents (et moins contraignants) que ceux retenus partout ailleurs. Un moyen de recaser les amis moins performants en termes de publications ?

L’UNI soutient donc les enseignants d’économie dans leur combat contre la création de cette nouvelle section, qui n’est qu’un pas de plus fait dans la direction d’un enseignement idéologiquement contraint, y compris dans le supérieur.

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Publié par Philippe Thomazo