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Nancy : une conférence de l’UNI annulée sur instruction du cabinet du préfet. L’UNI dépose un recours.

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Nancy : une conférence de l'UNI annulée sur instruction du cabinet du préfet. L'UNI dépose un recours.

Le président de l’UNI, mouvement universitaire représentatif, devait animer une conférence au sein de l’Université de Nancy, jeudi 26 mars 2015. Mais, jeudi 19 en fin d’après-midi, un mail du doyen de la faculté de droit nous apprend qu’il a reçu consigne du Président de l’Université d’annuler notre conférence suite aux instructions que ce dernier a reçu du cabinet du préfet.

Déni de démocratie et atteinte manifeste à la liberté d’expression

La présidence de l’Université, reprenant les arguments de la préfecture, motive cette annulation en s’appuyant sur la notion de période de réserve électorale et de respect de la neutralité du service public.

Il est en effet reproché à l’UNI de « proposer une alternative pour la jeunesse face à la gauche » et de critiquer ouvertement la politique éducative du pouvoir socialiste.

Le cabinet du préfet et la présidence de l’université jugent que cela est contraire à la neutralité du service public, surtout en période de réserve électorale.

L’UNI conteste ces arguments aussi bien sur le fond juridique que sur la forme.

En effet, la notion de période de réserve électorale ne s’applique qu’aux hauts-fonctionnaires et encore, tout le monde a pu constater récemment que la règle souffrait d’exception. Comme quand, le Premier ministre Manuel Valls mobilise tous les services de l’Etat pour médiatiser à 4 jours du scrutin la signature du protocole du contrat de plan Etat-Région à Lille.

En aucun cas, la réserve électorale ne s’applique à des associatifs, des syndicalistes ou des militants politiques, sinon comment pourrait-on faire campagne ! ?

La réserve électorale ne s’applique pas non plus aux bâtiments. Au contraire, la tradition républicaine veut que les bâtiments publics soient mis à disposition des réunions publiques et politiques, c’est même le cas de nombreuses écoles.

Enfin sur la forme, l’UNI condamne le deux poids deux mesures qui inspire cette décision. En effet, les associations de gauche continuent à tenir leurs réunions sans aucune difficulté sur les campus français. Le principe de la période de réserve électorale vient d’être instrumentalisé aux seules fins de bâillonner ceux qui ne partagent pas les projets de la gauche et du gouvernement.

Face à cet abus de pouvoir du Président de l’Université et du Préfet, l’UNI va déposer dans la journée un référé liberté devant le tribunal administratif de Nancy.

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Publié par UNI