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Le Tribunal administratif de Nancy étudiera le recours de l’UNI contre l’annulation politique de sa conférence, lundi 23 mars.

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Le Tribunal administratif de Nancy étudiera le recours de l'UNI contre l'annulation politique de sa conférence, lundi 23 mars.

Après que le Président de l’Université de Lorraine, sur instruction du cabinet du préfet, ait décidé de faire annuler la conférence que l’UNI devait tenir jeudi 26 mars, au sein de la faculté de droit, l’UNI vient de déposer un recours devant le tribunal administratif de Nancy (Référé liberté).

L’audience a été fixé à Lundi 23 mars à 11 heures.

Une atteinte à la liberté d’expression et une réelle discrimination politique

L’UNI bénéficie, en tant qu’organisation nationalement représentative des étudiants, du droit d’utiliser des locaux dans les universités - donc à la Faculté de Droit de Nancy - pour l’exercice des libertés d’information et d’expression à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels, en pleine application des dispositions de l’article L.811-1 du code de l’éducation.

La décision du président de l’université et du préfet, sous le prétexte fallacieux de la « période de réserve électorale », constitue donc une atteinte avérée aux principes de la liberté de réunion et de la liberté d’expression.

Cette décision est d’autant plus scandaleuse que le président de l’Université de Lorraine, dans un courriel, la motive au prétexte que l’UNI « propose une alternative pour la jeunesse face à la gauche ».

Il est donc incontestable que la décision d’interdiction de la réunion de l’UNI prévue le 26 mars 2015 relève d’une évidente « police politique » : parce l’UNI n’est pas de « gauche », l’autorité administrative lui interdit de tenir une réunion.

Face à cet ostracisme scandaleux, l’UNI tient à réaffirmer fermement que l’exercice de la liberté d’expression est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés et entend venir défendre devant le juge des référés cette liberté.

Une plainte au pénal envisagée

De plus, l’UNI rappelle que l’article 225-1 du code pénal incrimine la discrimination à raison des opinions politiques, et qu’en l’occurence c’est de cela dont il s’agit. L’UNI étudie la possibilité de déposer rapidement une plainte pénale auprès du procureur de la République cette infraction étant en l’espèce punie de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.

La liberté d’expression, la liberté de réunion ne peuvent pas être à géométrie variable. Depuis trop longtemps, c’est pourtant ce qui se pratique dans les universités, les mouvement de gauche, voire d’extrême-gauche, bénéficient d’une réelle complaisance des administrations des universités, alors que les militants de l’UNI sont de plus en plus souvent empêchés de « tenir des tables d’information », d’organiser des réunions, de bénéficier de panneaux syndicaux, etc…

L’UNI n’acceptera pas plus longtemps ce 2 poids 2 mesures qui bafoue la démocratie universitaire.

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