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10 000 NON au financement de la "Ligue de l’Enseignement"

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10 000 NON au financement de la "Ligue de l'Enseignement"

Le Mercredi 15 Avril 2015, l’UNI a déposé plus de 10 000 pétitions papiers au Ministère de l’Education Nationale pour demander le retrait de la Ligue de l’Enseignement des écoles.

En effet, la Ligue de l’Enseignement, même si elle est peu connue du grand public, a développé une influence considérable dans tout le secteur de l’Education et de la jeunesse. Elle encadre des élèves pendant les activités périscolaires et les vacances scolaires. Elle participe à la formation des enseignants et elle est de plus en plus souvent amenée à intervenir devant les élèves et dans les instances ministérielles. Une véritable pieuvre aux multiples tentacules solidement ancrées au sein du ministère de l’Education nationale et de nos écoles. Avec plus de 10 000 permanents, 30 000 associations affiliées, et un budget de plusieurs centaines de millions d’euros (subventions des ministères, des collectivités locales et des marchés publics), c’est un Etat dans l’Etat !

Ayant toujours revendiqué ses sympathies socialistes, venant même de signer une convention avec le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, elle bénéficie depuis 2012 d’un véritable traitement de faveur. En octobre dernier, Najat Vallaud-Belkacem est allée jusqu’à nommer le secrétaire général adjoint de la Ligue, Monsieur Eric Favey, au poste très convoité d’inspecteur général de l’Education nationale, lui donnant ainsi les moyens d’agir directement sur le contenu des programmes et de la formation des enseignants.

Que la ministre choisisse d’envoyer, avec la bénédiction du ministère, de tels militants politiques devant les élèves, est déjà extrêmement choquant, mais qu’elle leur confie le soin de parler des valeurs de la République et notamment de « Laïcité », tient tout bonnement du scandale.

En effet la Ligue de l’enseignement défend une laïcité à géométrie très variable, particulièrement dure et stricte avec l’Eglise Catholique mais totalement laxiste avec l’Islam militant.

Après avoir incarné le laïcisme le plus intransigeant vis-à-vis de la religion catholique, pendant des décennies, la Ligue a totalement changé de cap quand elle a été confrontée à l’Islam.

Ainsi, déjà en 1989, quand à Creil dans l’Oise, de jeunes filles encadrées par des associations radicales musulmanes, ont refusé d’enlever leur voile pour aller en classe, c’est La Ligue qui a pris fait et cause pour le port du voile. Voilà une curieuse conception de la laïcité...

Aujourd’hui encore, la Ligue est une des rares associations à soutenir la circulaire de Najat Vallaud-Belkacem autorisant à nouveau le port du voile lors des sorties scolaires.

Pour faire évoluer la notion de laïcité, la Ligue a même créé une commission « Islam et Laïcité » à laquelle fut associé le prédicateur islamiste Tariq Ramadan. Ce petit fils
d’Hassan El-Banna, fondateur des Frères musulmans (mouvement considéré comme
terroriste dans de nombreux pays), spécialiste du double discours, a même été interdit de territoire français pendant plusieurs années, pour "menace à l’ordre public".

Derrière cette conception de la laïcité, il y a aussi, dans les documents publiés par la Ligue à destination des élèves et de leurs enseignants, une volonté de passer du modèle de l’intégration républicaine à celui du multiculturalisme, dans laquelle les revendications communautaires seraient acceptées.

Au nom de la défense des « identités » minoritaires, la Ligue tourne ainsi le dos à la tradition française de l’intégration, voire de l’assimilation. Elle va jusqu’à justifier sa position en faveur du voile en déclarant qu’« il s’agit pour elle de protéger les minorités contre les violences assimilationnistes de la culture dominante. »

Dans un guide qu’elle a publié, elle affirme que « face aux tenants d’une laïcité intemporelle qui se veut garante de l’unité républicaine », il convient de protéger les minorités « des prétentions hégémoniques d’une culture dont l’universalité proclamée cache souvent des tentations uniformisantes ».

Cette culture qu’elle accuse de violences et d’hégémonie, c’est la nôtre. Celle que tous les Français quelles que soient leurs origines ont en partage !

Comment accepter un tel mépris pour nos valeurs, notre culture et notre Histoire ?

Est-ce là les valeurs de la République que nous souhaitons voir enseignées ?

Aidez-nous dans notre combat en signant la pétition de l’UNI "La ligue de l’Enseignement, c’est NON" >> ICI

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Publié par Jens Villumsen

Délégué National Adjoint de l’UNI - Administrateur de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne