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Terrorisme : l’UNI demande la mise en place de l’état d’urgence le temps de perquisitionner chez les candidats au djihad pour les désarmer

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Terrorisme : l'UNI demande la mise en place de l'état d'urgence le temps de perquisitionner chez les candidats au djihad pour les désarmer

La France devait être à nouveau frappée dimanche dernier par un attentat islamiste. Selon les informations communiquées par le Procureur de la République de Paris, un individu s’apprêtait à ouvrir le feu dans une ou deux églises catholiques de Villejuif, en région parisienne. C’est uniquement parce que cet individu a été blessé dans des circonstances troubles qu’il n’est pas passé à l’acte, semblant néanmoins être impliqué dans le meurtre d’une jeune mère de famille ce dimanche dans cette ville.

La justice a révélé que cet individu était connu de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure et fiché comme potentiel terroriste islamiste. Néanmoins, il semblerait que les éléments relevés à son encontre ces derniers mois n’aient pas permis d’ouvrir une procédure judiciaire. Après les Merah, Nemmouche, Kouachi et Coulibaly, le cas de cette semaine est révélateur des faiblesses de notre système de prévention des actes terroristes face à leur changement de nature.

La France n’est en effet plus confrontée à des « poseurs de bombes » mais à des individus choisissant un mode opératoire beaucoup plus simple et donc dangereux, l’utilisation d’armes de guerre individuelles faciles à se procurer dans les milieux du banditisme et dans les « cités », pour attaquer les citoyens sur le territoire de notre République en frappant au hasard ou pas, ciblant notamment les lieux juifs ou chrétiens.

Les Français ne comprennent pourtant pas qu’à chaque fois les terroristes soient connus des services de sécurité de l’Etat mais qu’ils n’aient pas ou plus fait l’objet d’une surveillance stricte. Au final, la population reprochera avec raison aux responsables politiques de ne pas prendre toutes les mesures possibles pour éradiquer autant que faire se peut la menace.

Face à cette menace d’un nouveau genre, il est cependant illusoire et impossible de vouloir placer sous surveillance physique les centaines d’islamistes répertoriés comme potentiellement dangereux par nos services de renseignement. La République doit pourtant reprendre l’initiative et ne plus subir les évènements ou prier pour que la chance permette d’interpeller les terroristes avant leur passage à l’acte.

La priorité doit être de rechercher les armes des terroristes islamistes potentiels sur notre territoire. Pour ce faire, un cadre légal existe : l’état d’urgence prévu par la loi du 3 avril 1955.

L’état d’urgence a été appliqué à l’automne 2005 au moment des émeutes dans nos banlieues. La situation actuelle est moins spectaculaire qu’à l’époque, mais infiniment plus grave.

Décréter l’état d’urgence permettrait à la police nationale et à la gendarmerie nationale de procéder aux perquisitions inopinées à toute heure du jour et de la nuit aux domiciles et dans les lieux fréquentés par les individus répertoriés comme dangereux par nos services de renseignement pour rechercher les armes qu’ils s’apprêtent à utiliser ou qu’ils stockent.

L’état d’urgence apparaît aujourd’hui comme le seul moyen efficace et respectueux de notre Etat de Droit pour procéder aux recherches nécessaires urgentes afin de désarmer le plus rapidement possible les terroristes islamistes « dormants » qui nous menacent sur notre sol et que nos services de renseignement ont pour la plupart identifiés.

Les centaines de perquisitions nécessaires pourraient être menées très rapidement et permettre de porter la menace directement chez les adversaires de la République, au lieu d’attendre qu’ils mettent leurs sombres desseins à exécution.

C’est une question de courage et de volonté politiques qui dépendent entièrement du Président de la République et du Premier ministre. Les Français ne comprendraient pas que devant la gravité de la menace islamiste sur notre sol, tout ne soit pas fait pour désarmer les terroristes.

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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