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Pédophilie à l’école : l’UNI demande une loi à la hauteur de l’enjeu

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Pédophilie à l'école : l'UNI demande une loi à la hauteur de l'enjeu

Face aux révélations qui se succèdent, d’actes pédophiles au cœur de nos écoles, les conclusions du premier rapport d’étape, remis ce jour, confirment sans appel des dysfonctionnements et des responsabilités partagés entre le ministère de l’Education nationale et de la Justice. Mais les demi-mesures qu’il préconise sont insuffisantes et l’UNI exige que le Parlement et le gouvernement adoptent une loi à la hauteur de l’enjeu que représente la protection des enfants au sein du système scolaire.

Ce rapport qui doit permettre d’aboutir à une disposition législative d’ici la fin de l’année, préconise notamment l’obligation pour la Justice d’informer l’Education nationale de la condamnation d’un professeur pour faits graves, ou la vérification à intervalles réguliers des casiers judiciaires des enseignants.

Ces dispositions sont cependant loin d’être suffisantes pour contraindre Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation, et Christiane Taubira, ministre de la Justice, à faire voter une loi efficace pour lutter contre les failles du système. Face à la défaillance évidente de leur ministère, elles continuent en effet à évoquer un simple « dysfonctionnement ».

Elles ne pouvaient cependant ignorer le constat alarmant du précédent rapport de l’inspection générale de l’Education nationale publié en 1998, qui estimait déjà que seuls 10 % des enseignants condamnés pour des faits de pédophilie étaient effectivement radiés de l’Education nationale, les autres étant le plus souvent mutés et les "affaires" passées sous silence. Le laxisme de notre système judiciaire encouragé par la politique de Mme Taubira n’ont fait qu’aggraver cette situation. Ainsi pour ne pas « stigmatiser » les auteurs d’actes pédophiles et leur permettre de se « réinsérer  », les juges décident trop souvent de ne pas inscrire leur condamnation dans le casier judiciaire, et de ne pas les signaler sur le fichier des délinquants sexuels.

C’est pourquoi, après avoir consulté et travaillé avec des juristes spécialisés, l’UNI exige la mise en place d’une loi efficace qui rende obligatoire et systématique :

- L’information des supérieurs hiérarchiques de tous les personnels (fonctionnaires, contractuels, animateurs périscolaires, …) concernés par l’ouverture d’une procédure judiciaire pour des faits de pédophilie et la transmission systématiquement des jugements.
- L’inscription de toutes les condamnations, y compris pour la détention d’images pédopornographiques, sur le casier judiciaire.
- L’inscription de tous les condamnés pour des faits de pédophilie sur le registre des délinquants sexuels.
- La radiation de l’Éducation nationale de toutes les personnes condamnées pour des actes de pédophilie.

Le sujet est trop grave pour se contenter de demi-mesures, aussi nous attendons du gouvernement qu’il mène enfin une vraie politique en faveur de la jeunesse et promulgue une loi efficace, capable de mieux protéger les enfants d’actes pédophiles dans le milieu scolaire.

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