Strasbourg

Identité française et haine de soi : enfin le retour à la raison ?

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Identité française et haine de soi : enfin le retour à la raison ?

L’U.N.I. a toujours dénoncé les attaques portées contre la France et son identité par les porte-paroles pathétiques de l’internationalisme ou de la haine de soi. Depuis 1969 et sa création, nombreux ont été en effet les pitoyables procureurs qui ont tenté et tentent encore de discréditer la France et son peuple, en décriant tout ce qui la constitue et tout ce en quoi les Français se reconnaissent.

Histoire, langue, culture, us et coutumes, économie et vie sociale ont été vilipendés, déniés, reniés, jetés plus bas que terre et dénoncés au profit de soi-disant valeurs transnationales fantasmées et culpabilisantes.

Depuis quelque temps, la chose devient moins aisée, parce que le rêve ou le cauchemar imaginé par ces gens-là le cède à nouveau au réel et à la réalité de l’attachement à sa terre, à son pays, à son identité profonde et à tout ce qui fait d’un Français un Français et non pas un apatride mondialisé.

Les médias relaient au jour le jour le danger représenté par le monde sans bornes, sans morale, sans limites, sans garde-fou. Nous voyons que le fantasme de la planète-village imaginé dans les années 1960-1970 n’était que le résultat des élucubrations soixante-huitardes ou des idéologies mondialistes inspirées par le communisme. Les peuples sont ce qu’ils sont et, même s’ils ne dédaignent pas accueillir les étrangers et l’hospitalité étant la caractéristique de la majorité des nations du monde, les obliger à se renier ou à modifier leurs mœurs et habitudes entraîne le plus souvent une révolte et une indignation compréhensibles.

De fait, lorsque l’on est invité chez quelqu’un, ce n’est pas pour venir y faire sa loi ou critiquer sans vergogne les manières de son hôte ! Les accommodements sont possibles, dans la limite des convenances et du bon vouloir du maître de maison.

Si les partis qui défendent les valeurs supposées traditionnelles du pays ont à ce point le vent en poupe, en Europe du Nord, de l’Est et en France, c’est parce que le citoyen lambda, honnête et travailleur a le sentiment d’être pris pour quantité négligeable, au point que ses votes sont parfois remis en cause par ses pseudo représentants et enjambés grâce à de moyens et des subterfuges honteux et vexatoires. Le citoyen crie, et il a le sentiment que personne ne l’écoute au motif qu’il dérangerait les plans finauds de ceux "qui savent" et "qui décident".

Les diatribes contre les technocrates obtus et les dirigeants gonflés d’eux-mêmes ont fait florès à l’extrême droite comme à l’extrême gauche, dans une confusion des mots qui, bien souvent, ne permet plus d’identifier l’auteur des attaques : MELENCHON ou LE PEN ? Allez savoir...

Reste le ras-le-bol général exprimé par le peuple lambda, qui a le tort de ne pas faire de vagues, d’être issu de la majorité, mal représenté et présenté par les média dominants comme un ramassis de réactionnaires sans finesse ni sens du progrès. Ce que veut le peuple, c’est de la considération, une politique sage qui réponde à leurs besoins, leurs difficultés, leurs envies et leur désir de fierté. Il en assez d’être sur le banc des accusés et veut exalter ce que ses Pères ont fait de beau, de bien et de bon avant eux, pour prendre exemple, s’inspirer et s’élever au-dessus d’une situation actuelle angoissante et difficile.

Ce sont ceux-là même qui accusent le peuple français de geindre qui s’étonnent que, face à leurs idées et projets ahurissants, les gens se lèvent et disent : "Non". Parce que les citoyens comprennent que les politiques menées les emportent dans la spirale du déclin économique et de l’affaissement moral, ils veulent que leur soit proposer une vision optimiste et réaliste du futur, avec des réformes qui remettent à l’endroit un système devenu fou à force d’excès, de privilèges et de détournements de la générosité nationale. La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, même si elle veut bien aider autant que fait se peut les pays en voie de développement. Mais à son niveau, avec ses moyens, et sans culpabilisation ni sentiment d’extorsion...

Les Français veulent aussi que l’on cesse de ne dire que du mal du pays, de leurs prédécesseurs, de leur culture et de leurs traditions, de leurs comportements et de leur façon de vivre. Comme disait Georges POMPIDOU : "Arrêtez d’emmerder les Français !", ce à quoi on peut rajouter : "Rendez-nous fiers d’être français !"

La vision réaliste de la politique et de l’histoire de France ne doit plus tourner au déni exclusif et, avant de critiquer justement les épisodes regrettables de notre histoire, il faut donner aux jeunes de France des motifs de fierté, de reconnaissance et d’exemplarité, pour développer un attachement sincère à un pays présenté comme honorable et digne d’intérêt.

Tout doit être fait pour que les sentiments d’appartenance et d’attachement au pays croissent en chacun des membres de la communauté nationale, dont la supériorité fondamentale doit être rappelée sans cesse, par rapport à des communautarismes de toutes sortes, forcément secondaires ou subalternes. Evoquer les grands hommes, les scientifiques, les artistes et les créateurs qui ont fait le pays depuis l’origine est indispensable pour planter la graine de la fierté et de l’admiration dans les cerveaux malléables des enfants. Ils ont besoin de héros, d’exemples, de grandeur et de gloire pour frémir à l’évocation du roman national, remis à l’endroit et aux goûts du jour.

Définir les caractéristiques du peuple français est le point de départ à partir duquel sera reconstruit la vie collective, les liens sociaux et économiques et l’avenir politique de notre beau pays. Sans angélisme ni manichéisme, ni autoflagellation permanente, l’Ecole replacée dans son rôle prépondérant d’instructeur public aura alors les meilleurs outils pour restaurer l’excellence scolaire et le mérite scientifique du pays.

C’est cela que nous voulons depuis l’origine du Mouvement, et c’est à cela que nous nous consacrerons sans faillir à l’avenir !

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Publié par Philippe Morel

Adhérent depuis 1998.

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