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Sélection à l’université : il faut assumer une sélection basée sur le mérite

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Sélection à l'université: il faut assumer une sélection basée sur le mérite

Comme chaque année à la même période, le débat sur la sélection à l’université réapparaît,quelques universités étant accusées d’introduire une sélection illégale à l’entrée de certains de leurs diplômes. L’UNI appelle les présidents d’université à assumer ce débat et poursuivre la mise en place de filières sélectives et innovantes au sein des universités.

La mauvaise orientation des étudiants coûte 5 milliards d’euros par an à l’Etat

A l’entrée de l’enseignement supérieur, le choix n’a jamais été entre sélection ou absence de sélection ; car la sélection, qu’on le veuille ou non, est une réalité. A défaut de l’organiser selon des critères justes et transparents basés sur le mérite, la motivation et les aptitudes des futurs étudiants, c’est une véritable sélection par l’échec qui s’instaure. 72,9 % des inscrits à l’universités ne parviennent pas à valider leur licence en trois ans. Les bacheliers professionnels qui s’inscrivent à l’université sont condamnés à l’échec (moins de 3 % d’entre aux finiront diplômés).

Plus inquiétant, parce qu’ils avaient souvent été mal orientés, 37 % des étudiants de
première année abandonnent définitivement les études dans lesquelles ils s’étaient inscrits (27 % - abandon définitif d’études, 10 % - réorientation dans une autre filière).

Ce défaut d’orientation coûte plus de 5 milliards par an à l’Etat, sans compter la charge financière qui pèse directement sur les étudiants et leurs familles (plus de 522 000 étudiants sont concernés et une année d’étude revient selon les derniers chiffres du ministère à 10 770 euros).

L’UNI demande à Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la recherche et à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale de cesser de pratiquer la politique de l’autruche et d’enfin ouvrir le débat sur la sélection et l’orientation à l’Université.

L’UNI demande que soit relancé le dispositif d’orientation active et que des crédits soient alloués aux universités pour qu’elles puissent développer des procédures de sélection plus justes (test d’aptitudes, examen de dossier, entretien, …).

L’UNI condamne enfin la pratique du tirage au sort qui est la conséquence ridicule du rejet de la sélection au mérite. Quand le nombre de places manquent dans une discipline, les universités doivent pouvoir retenir les étudiants les plus méritants et non ceux qui ont été simplement tirés au sort. L’inscription à l’université ne doit pas devenir la roulette russe.

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