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Loi El Khomri : La jeunesse prise en otage dans la guerre interne de la gauche

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Loi El Khomri : La jeunesse prise en otage dans la guerre interne de la gauche

Pour grossir artificiellement les rangs des manifestations contre la loi El Khomri, la gauche et l’extrême gauche étudiante et lycéenne n’ont pas hésité à bloquer ou perturber les cours aujourd’hui. Une centaine de lycées ont été bloqué et plusieurs barrages filtrants ont été mis en place dans les universités. L’UNI réaffirme son opposition totale aux blocages. En effet, à quelques semaines des partiels, la liberté d’étudier doit être garantie sur tous les campus.

Afin d’aider les étudiants et les lycéens victimes des blocages, l’UNI met en place une cellule d’aide juridique et de soutien : victimeblocage@uni.asso.fr

Prêt à tout pour instrumentaliser la jeunesse

Les mots d’ordre dans les AG ressemblent à un inventaire surréaliste de tous les combats d’arrière-garde de la gauche la plus sectaire : « suppression de l’Etat d’urgence », « suppression des mesures de sécurité à l’entrée des universités », « opposition à Notre-Dame-des-Landes », « abolition du capitalisme »…

Aucun mensonge n’est trop gros, tous les prétextes sont bons pour pousser la jeunesse dans la rue. Les syndicats et organisations politiques de gauche n’ont jamais hésité à instrumentaliser la jeunesse.

Aujourd’hui, une partie de la gauche tente de l’utiliser comme une arme contre une autre partie de la gauche. L’enjeu n’est pas « la loi travail » mais seulement le rapport de force interne au sein du PS en vue des prochaines élections présidentielles.

Par ces manipulations, les jeunes sont en train de devenir les otages d’une guerre intestine à la gauche.

L’UNI s’oppose fermement à toutes perturbations sur les campus, surtout à quelques semaines des partiels : l’université doit rester un lieu de transmission des savoirs, pas la scène permanente où d’apprentis révolutionnaires nous rejouent ad nauseam le remake de mai 1968.

L’UNI met le gouvernement face à ses responsabilités. En effet, c’est lui qui, par sa politique, a instauré ce climat délétère qui nourrit les frustrations et les angoisses que certains mouvements de la gauche de la gauche espèrent instrumentaliser. C’est donc à lui d’assurer, par tous les moyens, la liberté d’étudier en tranquillité sur les campus.

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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