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Loi El Khomri : Valls sacrifie l’emploi des jeunes sur l’autel des arrangements syndicaux

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Loi El Khomri : Valls sacrifie l'emploi des jeunes sur l'autel des arrangements syndicaux

Avec la loi El Khomri, le gouvernement prétendait s’inspirer des mesures de simplification et de libéralisation du marché du travail qui ont permis à l’Italie et l’Espagne de se réformer et de renouer avec l’emploi.

Quelques agitations dans les lycées et une petite manifestation plus tard, et c’est déjà la débandade ! La posture de réformateur de Manuel Valls et de son ministre du travail n’aura pas fait long feu. La marche arrière est enclenchée et le Premier ministre, sous la dictée des syndicats, vient de saborder les quelques avancées timides que comportait son projet de loi (plafonnement des dommages et intérêts accordés aux prud’hommes, astreintes et forfait-jour).

Désormais, finie la simplification du droit du travail ! Pour calmer les opposants les plus radicaux à cette loi, le gouvernement s’apprête même à introduire une nouvelle taxe sur les CDD ! Qui peut croire que cela améliorera l’emploi des jeunes ?

Aujourd’hui, sous la pression de la rue et demain sous celle de l’aile gauche des députés socialistes, ce texte sera profondément dénaturé. De réécriture en réécriture, il deviendra un nouveau poids pour la compétitivité de notre économie et n’apportera aucune solution au chômage persistant des jeunes et ce n’est certainement pas la garantie jeune qui ne s’adresse qu’à une petite partie des 18-25 ans qui corrigera cela.

En choisissant de ne recevoir que des mouvements étudiants de gauche, le gouvernement a choisi de fermer les portes à toutes les propositions et avancées innovantes permettant de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes.

En reculant face à l’UNEF et à la FAGE, le gouvernement démontre une nouvelle fois son incapacité à réformer et enterre définitivement la promesse de faire de la jeunesse sa priorité.

Par ailleurs, de nombreux appels au blocage ont été annoncés, comme par exemple à Paris 8 où l’aile radicale prend en otage les étudiants en appelant à organiser des « perturbations systématiques des cours » avec « destruction systématique des feuilles de présence en cours ». L’UNI dénonce ces blocages qui empêchent des lycéens et étudiants d’étudier en toute sérénité et exige que le gouvernement prenne toutes les mesures nécessaires pour garantir le bon déroulement des cours.

Dans ces conditions, l’UNI demande le retrait du texte avant qu’il ne soit trop tard et que celui-ci soit transformé en monstre juridique pénalisant encore plus nos entreprises et donc l’emploi des jeunes.

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Publié par Jens Villumsen

Délégué National Adjoint de l’UNI - Administrateur de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne

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