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Alerte terroriste à l’université de Rouen : l’UNI appelle à l’extension du dispositif de signalement de la radicalisation aux universités.

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Alerte terroriste à l'université de Rouen : l'UNI appelle à l'extension du dispositif de signalement de la radicalisation aux universités.

Ce mercredi 21 septembre, un homme radicalisé, fiché S a été interpellé à son domicile.

Cet homme, aperçu à plusieurs reprises aux abords de l’université de Rouen (alors qu’il n’y était pas étudiant), a fait preuve d’une conduite suspecte qui a conduit la communauté universitaire à alerter les services de police.

L’UNI salue la décision de l’université de Rouen et de la préfecture de fermer préventivement le bâtiment Pasteur jusqu’au lundi 26 septembre afin de procéder au déminage du site et à toutes les vérifications nécessaires pour garantir la sécurité des étudiants.

L’UNI rappelle que les universités sont des lieux très exposés à la menace terroriste et appelle à un renforcement de la sécurité au sein des universités mais également aux abords de ces dernières.

L’UNI dénonce l’immobilisme du gouvernement en matière de sécurité des campus universitaires. Les pouvoirs publics auraient tort de continuer à croire que les candidats au djihad ne sont que des jeunes sans formation et sans avenir. Les universités sont également un lieu de recrutement pour les réseaux djihadistes, comme le rappellent les trajectoires de Lionel Dumont, Christophe Caze, Zacharias Moussaoui, Sid Ahmed Elham, ou des frères Belhoucine. Les personnels, vacataires ou enseignants, peuvent aussi être concernés. Ce fut le cas à Avignon en décembre 2013 ou encore au sein du prestigieux Centre d’études et de recherche nucléaire - CERN en 2009.

C’est pourquoi, l’UNI appelle, depuis plus d’un an, la ministre de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, Najat Vallaud-Belkacem à agir et à étendre le dispositif de signalement de la radicalisation existant dans le secondaire à l’université. Cette demande a même été relayée par une question écrite à l’Assemblée nationale, il y a près de 8 mois, sans que la ministre n’ait encore jugé bon d’y répondre.

L’UNI demande à ce qu’un plan national et des moyens soient dégagés pour sécuriser les campus.

L’UNI demande également que le dispositif de signalement de la radicalisation existant dans l’enseignement secondaire (dispositif centralisé de signalement et plan de formation à la détection des signes de radicalisation) soit mis en place, sans délai, dans l’ensemble de l’enseignement supérieur.

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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