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Tirage au sort : Le ministère joue l’avenir des étudiants à la loterie

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Tirage au sort : Le ministère joue l'avenir des étudiants à la loterie

Suite à plusieurs recours administratifs d’étudiants n’ayant pas eu de place dans des filières surchargées, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche va présenter un projet d’arrêté qui précise les critères appliqués lors de la répartition des candidats en licence effectuée par l’algorithme d’APB. Ce texte sera examiné par le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER), mardi 17 janvier.

Le ministère souhaite par ce texte donner une base juridique au fonctionnement de l’algorithme qui classe les candidats. Désormais ces derniers seront « recrutés » sur quatre critères, tout d’abord les candidats de l’académie d’obtention du baccalauréat et/ou de résidence, puis selon l’ordre des vœux, puis selon la situation de famille, le ministère vous conseille donc de vous marier ou de vous pacser, certes avec qui vous voulez (pour l’instant)… Et enfin par tirage au sort.

Pourtant Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur reconnait que le tirage au sort « est le plus bête des systèmes », mais cela ne l’empêche pas de donner une base juridique à cette pratique. Une fois de plus par dogmatisme, les socialistes et les associations étudiantes de gauche (UNEF et FAGE) préfèrent jouer l’avenir des étudiants à la loterie !

Cette position archaïque et déconnectée de la réalité ne résout aucun des problèmes rencontrés par les Universités. En effet, la sélection a de toute manière lieu à l’Université et il s’agit de la pire des sélections puisqu’elle s’opère par l’échec (seuls 28% des étudiants obtiennent leur Licence en trois ans).

L’UNI dénonce ce texte car l’avenir des étudiants ne doit en aucun cas se jouer au tirage au sort qui est profondément injuste et un non-sens absolu en matière de réussite. Il est illogique de refuser des candidats excellents et d’accepter des candidats dont les capacités ne permettent pas de réussir dans telle ou telle filière.

L’UNI n’attend plus rien de ce ministère, elle espère juste que l’élection présidentielle permettra d’ouvrir enfin un vrai débat sur la sélection afin de mettre un terme au statu quo et à tous ces procédés injustes qui sont utilisés par les établissements pour contourner la sélection sur dossier empêchant ainsi l’Université de jouer son rôle d’ascenseur social.

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Publié par Clément