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L’UNI demande un fonds d’investissement de 100 millions d’euros pour garantir la mise en place de la sélection

mercredi 19 juillet 2017, par Clément

Lundi 17 juillet 2017, s’est tenue la première réunion de concertation sur la mise en place des pré-requis et du « contrat de réussite étudiant » à l’entrée de l’université.
89 000 bacheliers restent sans affectation pour la rentrée prochaine. Plus de 9 000 avaient pourtant placé en premier vœu une filière de leur académie ni sélective, ni sous tension (ce qui aurait dû leur garantir une place). Les défaillances du logiciel Admission Post Bac et l’explosion démographique du nombre d’étudiant ne permettent plus de traiter de manière juste et transparente les affectations des bacheliers, obligeant ainsi les universités à pratiquer le tirage au sort.
Lors de cette première table ronde, l’UNI a rappelé son opposition à la pratique du tirage au sort demandant que son interdiction soit gravée dans le marbre.
Nous attendons désormais que ces concertations débouchent sur la mise en place d’une sélection plus juste et plus transparente basée sur les compétences, le mérite, le dossier et les capacités à réussir des futurs étudiants.
Seule une sélection juste et transparente permettra de lutter efficacement contre l’échec massif des étudiants, c’est pour cette raison que l’UNI demande la mise en place d’un fonds d’investissement de 100 millions d’euros. Investir pour accompagner les universités à sélectionner correctement leurs étudiants ce n’est pas perdre de l’argent. Au contraire, c’est investir pour la réussite de ces derniers. Avec 60% d’échec en première année, le système français d’orientation envoie des cohortes de bacheliers dans le mur, cette mauvaise gestion de l’orientation des étudiants coûte, chaque année à l’Etat, plus d’un milliard d’euros.
L’UNI demande la création d’un service d’orientation digne de ce nom, avec des professionnels affûtés sur les cursus et les métiers d’avenir. La mise en place de pré-requis précis définit au plus près du terrain soit directement par les universités, soit par chaque filière.
Nous demandons aussi que les universités fassent un travail de description et d’information sur leur offre de formation, que des études statistiques sur la réussite et les taux d’insertion professionnelle soit menées par une autorité indépendante afin d’éviter les études partielles voir partiales. De plus, les universités doivent pouvoir expérimenter la mise en place des "universités d’été" pour proposer aux étudiants une remise à niveau leur permettant d’acquérir les pré-requis.
Enfin, une réforme d’Admission Post Bac sera nécessaire pour améliorer le système et permettre d’intégrer les nouveaux critères sélectifs.
Il est temps de mettre fin à l’hypocrisie qui règne autour de la sélection puisque celle-ci a toujours existé à l’université par le biais de l’échec massif des étudiants. De plus, près de 8 bacheliers sur 10 font le choix d’une filière sélective signifiant plus de chances de réussite et d’insertion professionnelle.