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Blocage de Tolbiac : l’UNI dépose un recours contre la Préfecture de police et envisage de demander l’indemnisation des étudiants pénalisés par ce blocage

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Blocage de Tolbiac : l'UNI dépose un recours contre la Préfecture de police et envisage de demander l'indemnisation des étudiants pénalisés par ce blocage

Depuis le 5 avril, l’UNI, le mouvement universitaire de droite, multiplie les actions juridiques pour obtenir le déblocage complet de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et notamment du site de Tolbiac.

Ce site universitaire est occupé depuis plus de 3 semaines par des groupuscules d’extrême-gauche, empêchant de ce fait les étudiants de suivre les cours et de passer leurs partiels.

Chaque jour qui passe, les violences (présence de cocktails Molotov, mise en place de pièges, agression de personnels et d’étudiants, …) et les dégradations (tags sur les murs, mobiliers endomagés, …) augmentent.

C’est dans ce contexte que l’UNI a déposé plusieurs recours pour exiger que le Président de l’Université demande aux forces de l’ordre de libérer ce site universitaire.

Suite à cette pression juridique, le 11 avril, le Président de l’Université s’est finalement décidé à faire appel aux forces de l’ordre. Malheureusement, refusant de prendre ses responsabilités, la préfecture de police de Paris a prétendu qu’elle n’avait pas été saisie.

Le tribunal administratif de Paris dans une ordonnance rendue le 12 avril affirme le contraire et estime que le Président de l’Université de Paris 1 a bel et bien demandé le recours aux forces de l’ordre et que cette demande demeure valable.

Les étudiants sont les grands perdants de ce jeu de ping-pong entre l’administration de Paris 1 et la préfecture. En effet, le temps perdu dans cet affrontement stérile a permis aux bloqueurs de s’organiser et de mobiliser.

Le Président de la République, Emmanuel Macron et le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, interrogés sur le sujet, ont tous deux prétendu justifier l’attentisme par la « configuration » du site de Tolbiac. Quelle est cette République où l’autorité de l’Etat s’appliquerait partout sauf dans les tours de Tolbiac ? Osera-t-on dire aux étudiants qui ne pourront passer leurs examens alors qu’ils ont parfois fait beaucoup de sacrifices pour les préparer, ou à ceux qui perdront leurs bourses d’étude du fait du blocage, qu’ils le doivent à la configuration de leur université ?

En refusant d’agir, le gouvernement devient responsable de l’enlisement et du durcissement de cette occupation qui débouchera inexorablement sur la création d’une ZAD en plein Paris.

Force doit rester à la loi. C’est pourquoi, l’UNI vient de déposer un nouveau recours devant le tribunal administratif de Paris contre la préfecture de police de Paris. Elle demande au juge des référés d’enjoindre au préfet de libérer Tolbiac et de permettre aux étudiants de pouvoir y passer leurs examens dans de bonnes conditions. Si la justice et la police ne font respecter le droit, qui pourra répondre de l’exaspération des étudiants qui ne demandent qu’à pouvoir étudier ?

Par ailleurs, l’UNI va mettre en place un formulaire sur son site internet afin de permettre à tous les étudiants victimes de ce blocage de se faire connaitre et leur proposera d’agir en indemnisation contre le refus du préfet de mettre en œuvre la force publique. Demain, ce pourrait être des dizaines de procédures d’indemnisation qui seront mises en œuvre contre la préfecture de police de Paris.

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Publié par UNI

Par l’éducation, pour la Nation.
Contre les blocages, pour la liberté d’étudier !

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