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Evacuation de Tolbiac - L’UNI regrette la décision du tribunal qui a cédé au « chantage à l’incident » des bloqueurs

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Evacuation de Tolbiac - L'UNI regrette la décision du tribunal qui a cédé au « chantage à l'incident » des bloqueurs

Par une ordonnance du 19 avril, le tribunal administratif de Paris rejette le référé de l’UNI qui demandait d’astreindre la préfecture de police de Paris d’organiser dans les plus brefs délais l’évacuation du site de Tolbiac.

Le tribunal, malgré la mauvaise foi de la préfecture de police de Paris, hier, à l’audience, reconnaît bien la réalité des violences et des infractions graves que l’UNI dénonçait dans son recours (présence de cocktails Molotov, utilisation de pièges ayant conduit à l’hospitalisation d’un agent administratif, agression, dégradations …) soulignant même l’extrême dangerosité de la situation pour les étudiants et les personnels.

Un véritable chantage à l’incident est mis en œuvre par quelques dizaines de nervis de l’ultra-gauche qui bloquent le site de Tolbiac. Ces derniers menacent de provoquer des incidents graves en cas d’intervention des forces de l’ordre. Il est regrettable que la préfecture de police et le tribunal administratif semblent céder à ce chantage.

l’UNI regrette que le tribunal ait choisi de faire prévaloir le risque, par nature hypothétique, d’un incident sur la réalité des violations de droits, infractions et violences manifestes imputables à ces « bloqueurs » : violences, drogue et prostitution évoqués par le Président Haddad, mais aussi racisme dénoncé par la LICRA, dégradations en tous genres (un million d’euros à ce jour selon la présidence)…

Pour l’UNI, cette ordonnance marque une démission de l’autorité républicaine. En rejetant le recours au motif de la violence supposée des bloqueurs, le juge prend le risque d’accroitre l’exaspération des étudiants qui, respectueux des procédures légales, s’en étaient remis à lui pour voir rétablir l’ordre. Il prend aussi celui d’accréditer l’idée que la dangerosité proclamée, la menace de violences et le chantage à l’incident peuvent être des méthodes politiques efficaces et impunies.

L’UNI note, malgré, qu’au cours de l’audience, acculée, la préfecture de Police s’est engagée à faire évacuer le site de Tolbiac dans les plus brefs délais. Cela fait déjà dix jours que l’intervention des forces de l’ordre a été demandée .. la situation s’aggrave. Il est regrettable que le ministère de l’intérieur continue à temporiser. Force doit rester à la loi, à Tolbiac comme à Notre Dame des Landes.

Soucieux de maintenir une pression judicaire sur le prefet de police de Paris, l’UNI envisage d’interjeter appel devant le conseil d’Etat.

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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