Paris 1 - Panthéon Sorbonne

Le blocage de l’université de Tolbiac levé après l’intervention de la police

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Le blocage de l'université de Tolbiac levé après l'intervention de la police

La police est intervenue, vendredi tôt dans la matinée, pour déloger les étudiants qui bloquaient l’accès au site Tolbiac de l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Une centaine de personnes a quitté les lieux dans le calme.

Le blocage du site universitaire de Tolbiac, lieu emblématique de la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’université, a été levé vendredi 20 avril à l’issue d’une vaste opération de police lancée au petit matin.

Au moins une centaine de CRS a pénétré à 5 h du matin sur le site de l’université Paris-1 Panthéon Sorbonne, une tour de 22 étages occupée depuis le 26 mars, essuyant notamment des jets de bouteilles de verre et autres projectiles dans une ambiance très tendue, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’opération a pris fin vers 6 h, a annoncé la préfecture de police de Paris, ajoutant qu’une centaine de personnes présentes sur place avait quitté les lieux dans le calme. Un individu a toutefois été interpellé pour outrage et rébellion. "Des dégradations nombreuses" ont également été relevées sur le site.

"Fin de l’occupation"

"Les forces de l’ordre ont mis fin à l’occupation du site ’Tolbiac’, sous l’autorité du Préfet de Police. Partout l’État de droit sera rétabli", s’est félicité le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, sur Twitter.

L’intervention des forces de l’ordre était réclamée depuis le 9 avril par Georges Haddad, président de l’université Paris-1, qui se disait inquiet de la situation après la découverte de cocktails molotov sur le site et des dégradations sur place.

La préfecture de police n’avait toutefois pas immédiatement donné suite à sa demande, invoquant une "appréciation technique". Le 15 avril, Emmanuel Macron avait mis en avant la "particularité topographique" du site de Tolbiac, une tour, pour justifier la prudence de la préfecture.

Le syndicat UNI, classé à droite, avait, lui, déposé plusieurs recours en justice pour contraindre les forces de l’ordre à intervenir à Tolbiac. Jeudi, le tribunal administratif avait rejeté sa requête en jugeant qu’il appartenait au préfet de police de décider s’il y avait lieu "de faire intervenir les forces de l’ordre, et de définir le moment et les modalités de cette intervention".

Depuis plusieurs semaines, quatre universités sont totalement bloquées et une dizaine de sites (sur 400) perturbés pour protester contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée par ses détracteurs d’instaurer un système de "sélection" déguisée.

Avec AFP

Source France24

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Publié par Sebastien

Délégué national de l’UNI
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