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Université bloquée à Toulouse : la justice rendra sa décision lundi

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Université bloquée à Toulouse : la justice rendra sa décision lundi

L’UNI et quatre étudiants, à titre individuel, ont déposé un référé au tribunal administratif pour obtenir le déblocage de l’université Jean-Jaurès. L’audience se tient ce jeudi.

Le syndicat UNI et quatre étudiants ont réclamé jeudi devant le tribunal administratif de Toulouse le déblocage de l’université Jean-Jaurès, où aucun cours n’a pu se tenir depuis le 6 mars, l’université plaidant « l’absence d’urgence et d’utilité » de la mesure.

Lors d’une audience « en référé mesures utiles », l’avocat du syndicat Union nationale inter-universitaire (UNI) et des quatre étudiants, Me Guillaume Brouquières, a demandé au juge d’enjoindre l’administrateur provisoire de l’université « de faire usage de ses pouvoirs de police » afin que les locaux soient libérés, « au besoin avec le concours de la force publique ».

Me Brouquières a demandé au juge d’enjoindre l’administrateur provisoire, nommé après la dissolution des conseils de l’université par le gouvernement, « de prendre toute mesure utile à la poursuite des enseignements » pour les 21 000 étudiants du site de l’université toulousaine.

Parmi les premières à se mobiliser contre la réforme de l’accès à l’université, la faculté des Sciences humaines est en grève depuis mi-décembre. Elle est complètement bloquée depuis le 6 mars, jusqu’à la prochaine assemblée générale des étudiants et personnels grévistes, prévue lundi.

Sur onze bâtiments, deux sont occupés.

« L’urgence n’est pas établie »
Me Brouquières a donc fait valoir que la « liberté d’aller et venir, et d’étudier » des étudiants était « bafouée », et que le blocage nuisait à la révision des examens, prévus en mai. Il a aussi souligné que les étudiants n’avaient pas reçu leurs notes du 1er semestre.

La représentante de l’université, Aïcha Kaddouri, a estimé que « les conditions du référé n’étaient pas recevables, en l’absence d’urgence et d’utilité » d’un déblocage.

Rappelant que l’université ne pouvait s’opposer au droit de grève, elle a soutenu que « l’urgence n’était pas établie, car les enseignements sont desservis via une plateforme » internet et des « professeurs ont délocalisé leur enseignement ». De plus, les examens seront organisés au Parc des expositions de Toulouse :

« Il n’y a donc pas péril », a-t-elle rappelé.

Le tribunal administratif rendra sa décision « au plus tard lundi matin ».

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Publié par Marie Glinel

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