Toulouse

La justice ordonne le déblocage de l’université Jean Jaurès, à Toulouse

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La justice ordonne le déblocage de l'université Jean Jaurès, à Toulouse

La justice ordonne à la direction de l’Université de Toulouse Jean Jaurès de faire usage de ses pouvoirs de police afin de faire cesser le blocage du campus du Mirail.

Le verdict est tombé. Le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse vient de rendre sa décision, mercredi 2 mai 2018, concernant le recours tendant à ordonner à l’administrateur provisoire de l’Université Jean Jaurès de faire usage de ses pouvoirs de police.

Dans son ordonnance, le juge constate que l’occupation des locaux depuis le 6 mars dernier avait engendré des dégâts et des détériorations du mobilier et des infrastructures et que l’accès au site de toute personne non gréviste était impossible.

Des troubles à l’ordre public

Par conséquent, il enjoint à l’administration provisoire de faire usage de ses pouvoirs de police administrative afin de faire cesser les troubles à l’ordre public et de libérer les accès au campus :

Compte tenu des troubles à l’ordre public ainsi constatés, le juge a enjoint, conformément à la demande des requérants, à l’administrateur provisoire de l’université, investi des prérogatives du président de l’université, de faire usage de son pouvoir de police administrative afin de faire libérer l’accès à l’ensemble des locaux universitaires du site du Mirail et de faire procéder à l’évacuation de deux bâtiments occupés illégalement sur le même site.

Vers une levée du blocage ?

Une telle décision est lourde de conséquences. Elle implique potentiellement l’intervention des forces de l’ordre afin de faire lever le blocage du campus du Mirail.

Déjà sous tutelle

Pour rappel, ce blocage est l’un des plus durs de ces dernières années dans la Ville rose : les cours ne sont pas assurés, les examens ont été reportés, tandis que le président de l’université a été remplacé par administration provisoire, sur décision de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal.

Le syndicat UNI à l’origine du recours

Opposés au blocage, des étudiants de l’UNI Toulouse avaient déposé, lundi 23 avril 2018, un référé « mesures utiles » au tribunal administratif de Toulouse, pour demander « le rétablissement du fonctionnement normal de l’université ».

À Tolbiac, le blocage du site universitaire parisien, autre lieu emblématique de la mobilisation étudiante, avait été levé quelques jours auparavant, à l’issue d’une vaste opération de police.

Une intervention de la police est possible

L’ordonnance du tribunal administratif ayant été rendue, les étudiants et personnels grévistes de l’Université Jean-Jaurès craignent désormais une intervention de la police. Pour rappel, les étudiants et le personnel gréviste avaient tenu une assemblée générale lundi 30 avril 2018 où la poursuite du blocage avait été votée jusqu’au jeudi 3 mai. À suivre…

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Publié par Marie Glinel

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