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Toulouse : la justice ordonne le déblocage de l’université Jean Jaurès

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Toulouse : la justice ordonne le déblocage de l'université Jean Jaurès

Le tribunal administratif de Toulouse a ordonné ce mercredi l’évacuation par la force de l’université Jean Jaurès de Toulouse. Il avait été saisi par le syndicat de droite UNI et 4 étudiants qui y sont affiliés.

La justice a suivi la demande du syndicat étudiant UNI qui réclamait l’intervention des forces de l’ordre pour débloquer le campus de l’université Jean-Jaurès à Toulouse. Ce mercredi 2 mai, le tribunal administratif de Toulouse a en effet accepté la demande présentée par 4 étudiants et le syndicat et enjoint l’administrateur provisoire de l’université d’user de son pouvoir de police pour faire débloquer le campus.

"Cette procédure, dite référé "Mesures utiles", explique le Tribunal administratif dans un communiqué, est subordonnée à la justification d’une situation d’urgence et au caractère nécessaire de la mesure demandée qui ne doit faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par une ordonnance de ce jour, le magistrat désigné a constaté que l’occupation des locaux depuis le 6 mars 2018 avait engendré des dégâts et des détériorations du mobilier et des infrastructures et que l’accès au site de toute personne non gréviste était impossible.
Compte tenu des troubles à l’ordre public ainsi constatés, le juge a enjoint, conformément à la demande des requérants, à l’administrateur provisoire de l’université, investi des prérogatives du président de l’université, de faire usage de son pouvoir de police administrative afin de faire libérer l’accès à l’ensemble des locaux universitaires du site du Mirail et de faire procéder à l’évacuation de deux bâtiments occupés illégalement sur le même site".

Le syndicat UNI s’est évidemment immédiatement réjoui de cette décision de justice :

A l’audience, le jeudi 26 avril, l’avocat de l’UNI, Maître Guillaume Brouquières, avait demandé au juge des référés "d’enjoindre l’administrateur provisoire de l’Université d’utiliser les pouvoirs de police" et de "prendre toutes les mesures utiles pour libérer les locaux et organiser correctement le fonctionnement de l’université."

De son côté, la représentante de l’université Jean-Jaurès, Maître Aïcha Kaddouri, avait plaidé pour le rejet de cette requête. Selon elle, l’urgence n’est pas établie, car les enseignements sont transmis sur une plateforme numérique et certains cours sont dispensés à distance. L’avocate a aussi affirmé que le parc des expositions de Toulouse devrait être réservé pour la tenue des examens.

Le tribunal devait rendre sa décision le lundi 30 avril mais l’avait repoussée finalement au 2 mai.

Dans l’intervalle, une assemblée générale des grévistes, la première depuis les vacances de printemps, a voté lundi 30 avril la poursuite du blocage de l’université jusqu’au 3 mai. Ce jeudi, une nouvelle assemblée générale est prévue.

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Publié par Marie Glinel

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