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Action étudiante - Novembre 2002

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Action étudiante - Novembre 2002

Depuis juin 1997, date de l’arrivée au pouvoir de la gauche plurielle, jusqu’à mai 2002, la France a vécu sous la coupe d’une gauche dont les dirigeants ont été élevés politiquement dans une idéologie sectaire qui fait de la lutte des classes une méthode d’action visant à opposer systématiquement les Français entre eux.

Embourbés dans leur vision dogmatique de la France, ils ont subi une débâcle qui révèle d’une façon d’autant plus significative le désintérêt et le décalage profond qui existaient entre les Français et l’action de ce gouvernement. Décalage pourtant scrupuleusement dissimulé et même nié - ce qui est sans doute encore plus grave - par tous les zélateurs de cette idéologie inspirée du marxisme et servie par ces fervents inquisiteurs que sont les dirigeants syndicalistes et les membres du clan des pseudo intellectuels.

Les uns se sont réfugiés, notamment sur la question des trente cinq heures, dans l’autisme de classe au détriment même de leurs adhérents. Les autres, convaincus de leur prépotence marxiste, traitaient comme des délits d’opinion tout ce qui allait à l’encontre de leurs convictions personnelles. Jamais ils n’ont pu admettre, au nom de cette sacro-sainte idéologie, que l’insécurité rognait la liberté des Français, que les 35 heures entraînaient la France dans le marasme économique et que l’affaiblissement de son armée réduisait sa diplomatie à l’impuissance..

Ainsi, durant cinq années, ministres, syndicalistes et pseudo intellectuels se sont-ils persuadés, dans leur phalanstère idéologique, que la vérité, la justice et le peuple étaient marxistes. Leur religion était faite depuis longtemps. La France était devenue à leurs yeux la fille aînée du marxisme et la démocratie une des amulettes de cette philosophie. Il aura fallu l’élection présidentielle et le suffrage universel, ce « fond solide de la société », comme disait Victor Hugo, pour leur rappeler que la démocratie est l’expression de la souveraineté nationale.

Cette volonté nationale qui, nourrie par la sève de l’Histoire de France, a retrouvé ses esprits le 21 avril dernier en balayant des candidats de gauche déconnectés des réalités ainsi que cette idéologie d’anarchie civile.

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Publié par Sebastien

Délégué national de l’UNI
en charge de la communication web et des NTIC