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Les blocages et la situation des universités mardi 13 novembre

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Les universités bloquées se multiplient, les AG se succèdent et des fermetures administratives sont prononcées.

Depuis un mois et demi, l’extrême gauche fait son grand retour dans les universités . Le prétexte : la loi LRU plus connu sous le nom "loi sur l’autonomie des universités".

A l’instar de ce qui s’est produit à Rouen, il ne s’agit que d’un prétexte.

Le 25 octobre à Rouen, une AG organisée par Sud et l’UNEF locale (qui a depuis fait scission avec l’UNEF nationale) a déclaré la grève puis l’occupation et le blocage de l’Université. Ce blocage annoncé ne sera même pas passé par la case manifestation. Quoi de mieux que de bloquer l’accès à l’université pour mettre les étudiants, pris en otages, à la rue ?

La présidence de l’université face à la volonté de bloquer a pris une mesure conservatoire, qui a consisté à simplement fermer l’université.

Dans un manifeste, l’UNEF scissionniste et Sud expliquent qu’ils ont « retenu des cheminots : la force de paralysie, la capacité à dérégler ». « Du CPE ils ont appris « la possibilité de vaincre dans l’affrontement ».
Alors, quelle est leur motivation ?.. Peu importe, comme ils l’écrivent « ce mouvement naît du prétexte de la loi sur l’autonomie des universités ». En revanche « il s’inscrit plus généralement dans une offensive à l’encontre du pouvoir en place ». Tout est prétexte pour exprimer leur pouvoir de nuisance, « Les cheminots, la loi sur l’ADN, les profs, les fonctionnaires », tout est bon « pour prendre le pavé ».

Leur objectif : « le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer ».

Cette dialectique revendicative fourre-tout est commune à toutes les AG qui ont été tenues de Rennes II à Toulouse le Mirail. On voit dès lors se profiler un mouvement anti-loi LRU qui a pour vocation à bloquer les universités. Pour l’extrême gauche, l’objectif est de sacrifier une nouvelle génération d’étudiants sur l’hôtel de la cause de Sud, de la CNT, de la FSE ou des Unefs locales en rupture de banc avec l’Unef nationale.

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Publié par ALB