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La réforme LMD

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La réforme LMD

Constat

La réforme LMD a été décidée en 1998 par l’ensemble des ministres de l’enseignement supérieur européens, au sein de ce qui est maintenant appelé “le processus de Bologne”, afin de permettre une reconnaissance réciproque des diplômes nationaux dans toutes les universités européennes. Ainsi ont été soulignés trois niveaux de sortie
(Licence-Master-Doctorat) afin d’accroître la lisibilité de nos cursus et faciliter la mobilité étudiante. Les autres diplômes intermédiaires (DEUG, DUT, Maîtrise) continuent, eux, d’exister.

Grâce à la réforme L-M-D, l’étudiant aura, par le système de crédits ECTS (European Credits Transfert System), l’assurance de voir son cursus en Europe reconnu pour l’obtention de son diplôme final, ce qui n’était pas toujours le cas. Par ailleurs, le diplôme aura la même valeur à Lille ou à Nice bien sûr, mais également à Lisbonne et à Sofia.

En dépit des protestations et des tentatives de déstabilisation des syndicats de gauche et d’extrême gauche, l’UNEF en tête, l’ensemble des universités françaises aura basculé dans le “système LMD” dans les deux prochaines années.

Nos propositions

Avec la réforme LMD, l’harmonisation européenne des diplômes va prendre une forme concrète. Au-delà du dépoussiérage de notre système éducatif, elle vise à créer un langage commun d’enseignement afin d’inciter à la mobilité étudiante intraeuropéenne. Pourtant, cet objectif paraît encore assez éloigné, tant le système a besoin de s’adapter à la réalité de notre architecture des diplômes et aux besoins des étudiants.

L’UNI propose donc :

- Un renforcement de l’enseignement des langues étrangères dans les universités, leur maîtrise étant le préalable indispensable à tout séjour à l’étranger.

- La mise en place d’une politique de mobilité intégrée aux cursus (séjours courts ou longs à l’étranger obligatoires).

- L’augmentation des aides à la mobilité.

D’autre part, pour que l’harmonisation européenne n’entraîne pas la baisse de la qualité de nos diplômes, l’UNI veillera à ce que :

- Aucun diplôme intermédiaire (DEUG, maîtrise, DUT...) ne disparaisse.

- Les filières technologiques et professionnelles gardent leurs spécificités (sélection, intervenants extérieurs, stages...).

- Les accords bilatéraux de coopération et d’échange soient rendus systématiques et approfondis avec des grandes universités européennes.

Exploitation politique

Ces propositions vont nous permettre de marteler l’idée selon laquelle la gauche contribue à bloquer la mobilité puisqu’elle s’est systématiquement opposée à la mise en place de la réforme LMD. Vous pouvez aussi exploiter une pétition exigeant davantage de bourses de mobilité, notamment auprès des conseils régionaux qui dépendent de votre académie. Cette pétition pourra ensuite faire l’objet d’un communiqué de presse envoyé aux organes de la presse locale ainsi qu’aux élus.

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Publié par Sebastien

Délégué national de l’UNI
en charge de la communication web et des NTIC