La Réunion

"Désaccords au Crous : Pas d’augmentation des tarifs de cité U"

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"Désaccords au Crous : Pas d'augmentation des tarifs de cité U"

Lors du conseil d’administration du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires, les élus étudiants ont obtenu la stagnation des prix. Motif : l’engagement de la précédente direction, d’installer Internet dans toutes les chambres, n’a pas été tenu dans les temps.

C’est indéniablement une bonne nouvelle pour les étudiants. Le prix des 900 chambres universitaires de l’île n’augmentera pas à la rentrée prochaine. Alors que la direction du centre régional des œuvres universitaires et scolaires prévoyait, comme chaque année, d’appliquer une augmentation liée à la hausse des prix. “Cette augmentation était symbolique, de l’ordre de 2,5%” explique Robert Millet, directeur du Crous. “Était”, parce que suite à un orageux conseil d’administration au Crous, le 28 avril dernier, les représentants des étudiants ont obtenu le maintien des tarifs.

A la pointe de la rébellion : Dimitri Hoarau, bouillonnant responsable départemental de l’Uni (voir ci-dessus). Principal argument du jeune homme : en mai 2004, la directrice du Crous avait proposé une augmentation des loyers d’un euro pour toutes les cités universitaires, avec comme contrepartie la livraison d’Internet dans toutes les chambres dès le mois de décembre 2004. “Dans ces conditions”, se souvient le jeune militant, “l’Uni, l’Ader et Étudiants 2000 (ancienne Unef) ont tous voté cette courte augmentation”. Le hic, c’est que ce câblage n’est pas effectué à la date prévue.

Lors du conseil d’administration du 28 février 2005, M. Hoarau, alors vice-président du Crous, annonce que son organisation rejettera toute prochaine augmentation des loyers. Et c’est ce qui s’est passé en avril dernier. “J’ai voulu apaiser les choses, confirme Robert Millet. Je n’ai pris mes fonctions que depuis novembre 2005. Mais il va falloir que ça revienne sur le tapis : un réajustement sera nécessaire”. Le directeur rappelle que si le Crous ne fait pas de bénéfices, il rend un service aux étudiants en fonction du budget disponible. La stagnation des tarifs des chambres, entre 105 et 130 euros selon les cités universitaires, aura forcément des conséquences. D’autant plus que le nombre de logements disponibles reste notoirement insuffisant par rapport aux besoins des 11000 étudiants réunionnais.

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Publié par Olivier974