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Eric Brunet, "Dans la tête d’un réac"

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Eric Brunet, "Dans la tête d'un réac"

Notre ami, Eric Brunet,qui nous avait fait la joie de rejoindre, l’année dernière, notre comité d’honneur, continue, cette année, à nous faire plaisir en publiant un nouveau livre : « Dans la tête d’un réac ».


Ce livre, il le dédie à d’Artagnan, à Roger Nimier, à Georges Brassens, à Denis Tillinac, à Antoine Blondin, à André Pousse, à Michel Audiard, à Rabelais …. Bref à la droite mousquetaire
, car la droite, résume Eric Brunet, est d’abord un tempérament. « Être de droite, en littérature comme en politique, c’est avoir le goût du panache. Et ne pas craindre de revendiquer sa singularité, ce qui passe souvent par l’affirmation de valeurs somme toute très accessibles : l’homme de droite préfère le mérite à la répartition ; il est moins cartésien que pascalien ; il aspire à la transcendance. Et, contrairement à la gauche, il voyage léger : pas de fonds dogmatique pesant, pas de rituels sacrés, pas de jargon. L’homme de gauche met de la gravité partout, l’homme de droite met de la légèreté en tout. »

Un livre jubilatoire qui, à travers de nombreuses anecdotes, coups de sang et coups de cœur, rappelle que l’ennui et la « fausse gravité » ne font pas partie de la panoplie de l’homme de droite. Au fil des pages, on ne peut que penser à la définition que Jean Raspail faisait de la droite : « La droite est une flamme instable qui danse gaiement, feu follet dans la ténébreuse forêt calcinée. ». Il rappelait ainsi que : « Les vrais amateurs de traditions sont ceux qui ne les prennent pas au sérieux et se marrent en marchant au casse-pipe, parce qu’ils savent qu’ils vont mourir pour quelque chose d’impalpable jailli de leurs fantasmes, à mi-chemin entre l’humour et le radotage. Peut-être est-ce un peu plus subtil : le fantasme cache une pudeur d’homme bien né qui ne veut pas se donner le ridicule de se battre pour une idée, alors il l’habille de sonneries déchirantes, de mots creux, de dorures inutiles, et se permet la joie suprême d’un sacrifice pour carnaval. C’est ce que la Gauche n’a jamais compris et c’est pourquoi elle n’est que dérision haineuse. Quand elle crache sur le drapeau, pisse sur la flamme du souvenir, ricane au passage des vieux schnoques à béret et crie « woman’s lib ! » à la sortie des mariages en blanc, pour ne citer que des actions élémentaires, elle le fait d’une façon épouvantablement sérieuse, « conne » dirait-elle si elle pouvait se juger. La vraie Droite n’est pas sérieuse. C’est pourquoi la Gauche la hait, un peu comme un bourreau haïrait un supplicié qui rit et se moque avant de mourir. La Gauche est un incendie qui dévore et consume sombrement. En dépit des apparences, ses fêtes sont aussi sinistres qu’un défilé de pantins à Nuremberg ou Pékin. La Droite est une flamme instable qui danse gaiement, feu follet dans la ténébreuse forêt calcinée. »

C’est dans cette tradition et cette légèreté que s’inscrit le livre d’Eric Brunet qui sort aujourd’hui, 23 septembre 2010. Un cadeau à s’offrir !

Dans la tête d’un réac, d’Eric Brunet, Nil, 322 pages, 18 euros.

Article de Valeurs actuelles - l’irrésistible légèreté du Réac

Notre ami, Eric Brunet,qui nous avait fait la joie de rejoindre, l’année dernière, notre comité d’honneur, continue, cette année, à nous faire plaisir en publiant un nouveau livre : « Dans la tête d’un réac ».

Ce livre, il le dédie à d’Artagnan, […] à Roger Nimier, à Georges Brassens, à Denis Tillinac, à Antoine Blondin, à André Pousse, à Michel Audiard, à Rabelais …. Bref à la droite mousquetaire ...

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Publié par Olivier Vial

Président de l’UNI et chercheur au CERU - Centre d’études et de recherches Universitaires. Auteur de "L’école malade de l’égalitarisme", et de "Radicalisation islamiste, la jeunesse prise pour cible" (à Paraître Octobre 2016)
- Ancien membre du Comité consultatif auprès du Haut Conseil de l’Education - HCE.
- Il contribue au site Atlantico et Figaro Vox.

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