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Eric Brunet, "Dans la tête d’un réac"

jeudi 23 septembre 2010, par Olivier Vial

Notre ami, Eric Brunet,qui nous avait fait la joie de rejoindre, l’année dernière, notre comité d’honneur, continue, cette année, à nous faire plaisir en publiant un nouveau livre : « Dans la tête d’un réac ».


Ce livre, il le dédie à d’Artagnan, à Roger Nimier, à Georges Brassens, à Denis Tillinac, à Antoine Blondin, à André Pousse, à Michel Audiard, à Rabelais …. Bref à la droite mousquetaire
, car la droite, résume Eric Brunet, est d’abord un tempérament. « Être de droite, en littérature comme en politique, c’est avoir le goût du panache. Et ne pas craindre de revendiquer sa singularité, ce qui passe souvent par l’affirmation de valeurs somme toute très accessibles : l’homme de droite préfère le mérite à la répartition ; il est moins cartésien que pascalien ; il aspire à la transcendance. Et, contrairement à la gauche, il voyage léger : pas de fonds dogmatique pesant, pas de rituels sacrés, pas de jargon. L’homme de gauche met de la gravité partout, l’homme de droite met de la légèreté en tout. »

Un livre jubilatoire qui, à travers de nombreuses anecdotes, coups de sang et coups de cœur, rappelle que l’ennui et la « fausse gravité » ne font pas partie de la panoplie de l’homme de droite. Au fil des pages, on ne peut que penser à la définition que Jean Raspail faisait de la droite : « La droite est une flamme instable qui danse gaiement, feu follet dans la ténébreuse forêt calcinée. ». Il rappelait ainsi que : « Les vrais amateurs de traditions sont ceux qui ne les prennent pas au sérieux et se marrent en marchant au casse-pipe, parce qu’ils savent qu’ils vont mourir pour quelque chose d’impalpable jailli de leurs fantasmes, à mi-chemin entre l’humour et le radotage. Peut-être est-ce un peu plus subtil : le fantasme cache une pudeur d’homme bien né qui ne veut pas se donner le ridicule de se battre pour une idée, alors il l’habille de sonneries déchirantes, de mots creux, de dorures inutiles, et se permet la joie suprême d’un sacrifice pour carnaval. C’est ce que la Gauche n’a jamais compris et c’est pourquoi elle n’est que dérision haineuse. Quand elle crache sur le drapeau, pisse sur la flamme du souvenir, ricane au passage des vieux schnoques à béret et crie « woman’s lib ! » à la sortie des mariages en blanc, pour ne citer que des actions élémentaires, elle le fait d’une façon épouvantablement sérieuse, « conne » dirait-elle si elle pouvait se juger. La vraie Droite n’est pas sérieuse. C’est pourquoi la Gauche la hait, un peu comme un bourreau haïrait un supplicié qui rit et se moque avant de mourir. La Gauche est un incendie qui dévore et consume sombrement. En dépit des apparences, ses fêtes sont aussi sinistres qu’un défilé de pantins à Nuremberg ou Pékin. La Droite est une flamme instable qui danse gaiement, feu follet dans la ténébreuse forêt calcinée. »

C’est dans cette tradition et cette légèreté que s’inscrit le livre d’Eric Brunet qui sort aujourd’hui, 23 septembre 2010. Un cadeau à s’offrir !

Dans la tête d’un réac, d’Eric Brunet, Nil, 322 pages, 18 euros.

Article de Valeurs actuelles - l’irrésistible légèreté du Réac

Messages

  • Bonjour !
    Juste, pour vous dire : je viens d’acheter le livre....J’en suis au premier tiers ! et je m’amuse !!!!!
    J’ai beaucoup aimé sa prestation chez FOG ! particulièrement avec J. Aattali c’était parfait.

    • « »la seule chose qui me chagrine c’est que l’auteur se présente en couverture avec une cigarette,..... : signé :une asthmatique

    • La cigarette en couverture irrite-t-elle à ce point les bronches des asthmatiques, ou la gène mal placée des bien-pensants ?
      Et ce joli petit moulin rose dans la bouche de Jacques Tati, serait-il susceptible de provoquer la cécité ? Heureusement que le ridicule ne rend pas aveugle (pardon, mal-voyant) Quelle suprême offense à sa mémoire, il en aurait cassé sa pipe avant l’Heure dite.
      Non,elle enfume surtout l’idée totalement incorrecte selon laquelle il faut bien mourir un jour ; que ce soit à cause de l’asthme, d’un autobus ou d’un bretzel. Je regrette d’ailleurs qu’elle ne soit pas encore toute incandescente, avec de belle volutes bleues. Outre la beauté esthétique de la situation, c’est après tout le destin d’une clope.
      Pour soigner votre asthme, pétunez de la feuille d’eucalyptus.
      Un ami qui vous veut du bien

    • oui ! le cadre est agréable, valorisant. l’homme paraît de bon aloi. mais cette cigarette fout tout en l’air. pas besoin d’être asthmatique pour comprendre que la cigarette c’est bête.

  • Bonjour,
    Je n’ai pas encore lu ce livre puisque je n’en entend parler qu’aujourd’hui mais je sens déjà comme un lien de parenté avec lui.
    Soyons tous réactionnaires contre les bien-pensants
    Comment transformer une insulte habituelle de la gauche en un oriflamme flamboyant ?
    Tout simplement en s’appropriant ce mot, réac, réactionnaire... etc. Rien de tel pour désarçonner l’adversaire qui ne s’y attend pas. Adoptons le comme signe de ralliement, arborons le comme un lys à la boutonnière. Regardons les dogmatiques qui rèvent à 2012, Voyons le visage consternant de Benoît Hamon nous dire que tout ira mieux avec lui, il me fait penser au croque-mort de Lucky Luke qui prends de leur vivant les mensuration de ses futurs clients, rions ouvertement du nouveau look de Martine, de la folie douce de Ségolène, applaudissons de joie aux délires de Basancenot. Peut être, ayons une pensée attendrie pour la malheureuse Marie Georges qui s’escrime à ranimer le cadavre d’un triste sire dévoré par la vermine.
    La droite est une vaste famille, il y a les honteux, les voix de fausset, dans le gouvernemen et ailleurs, Villepin, Raffarin... et les ténors, le barytons qui n’ont peur de rien. Je pense là à notre ami Zemmour, dont on ne dira jamais assez le courage, à Dominique Jamet, à notre petite Radio Courtoisie, à la NRH, la liberté sur papier glacé...et à tant d’autres dont la particularité est le l’infini talent.
    Je termine rapidement car je courre chez mon libraire.
    Amicalement

  • Tout simplement pour vous dire que j’adore, ça rassure de vous lire et ça amuse, c’est excellentissime. Ca manquait vraiment dans la littérature alors
    continuez Monsieur Brunet.

  • quand Eric BRUNET dit ,il est difficile d’être de droite aujourd’hui ,de qui se moque t’il ,allez dire à votre employeur que vous êtes de gauche ,j’en ai fait la triste expérience ,adhérez à un syndicat de gauche ,bonjour les dégâts , je pourrais citer d’autres exemples .

  • Très longtemps de gauche, mais ayant ouvert les yeux et ne voulant surtout plus les fermer sur tout ce qui se passe en France, et l’hypocrisie ambiante, je vais me précipiter pour acheter ce livre. J’ai beaucoup apprécie il y a quelques années "Etre de droite, un tabou français" du même auteur. Je pense que je vais passer de nouveau, un excellent moment avec lui. Heureusement que certains osent encore, et nous offrent quelques bouffées d’air frais.

  • Brassens de droite et probablement habitant du 16ème tant qu’on y est...un livre que se veut poil à gratter et libertaire mais ne fait que tomber dans un conformisme de droite de bon aloi. Tout de même regrettable pour son auteur de ne pas avoir le talent d’un Nimier ou Blondin...on peut au moins lui accorder d’avoir de bonnes lectures.

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