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La suppression des notes dans une classe de 6ème > un échec prévisible

lundi 15 novembre 2010, par Olivier Vial

Les enseignants d’une classe de 6ème du lycée Collège Van der Meersch de Roubaix ont expérimenté l’année dernière la suppression des notes.

Ils espéraient ainsi améliorer la motivation des élèves et leurs résultats. Cette expérimentation s’inscrit dans le cadre de plusieurs théories pédagogistes qui essayent de remplacer la notation par une évaluation basée exclusivement sur l’acquisition de compétences.

Ainsi, tous les professeurs de cette classe de 6ème ont évalué, au cours de l’année scolaire 2009/2010, les élèves grâce à des grilles de compétences en ne mettant plus aucune note.

Contrairement aux doctrines pédagogistes, ce type d’évaluation n’a pas permis d’améliorer les résultats des élèves. Au contraire !

Dans la monographie rédigée par les enseignants de cette classe en fin d’année, le bilan est sans appel. « Le bilan n’est pas à la hauteur de nos attentes. L’ambiance de travail s’est dégradée [… ] Les élèves ont eu tendance à devenir moins compétents au cours de l’année à cause d’un manque de rigueur. […] Seuls trois élèves ont fait l’effort d’apprendre leurs conjugaisons, les autres ne s’en sont pas donné la peine et il semble que l’absence de note en est une cause aggravante. […] La disparition de la note ne semble donc pas être une solution pour agir sur la motivation des élèves. »

Les enseignants concluent donc à la nécessité de revenir à un système classique de notation, système qui avait, d’ailleurs, été regretté par les élèves eux-mêmes.

Espérons que les leçons de cet échec, comme de ceux qui sont constatés aujourd’hui en Suisse, au Québec, au Danemark et en Suède (cf. note du CERU sur le sujet), fassent entendre raison aux hérauts de la suppression des notes à l’école et au collège.

A ce sujet, vous pouvez consulter un article paru le 14 novembre sur Le point.fr

Vous pouvez aussi signer la pétition de l’UNI contre la suppression des notes.

Messages

  • Les "pédagogistes" qui sévissent depuis 1968 à l’éducation nationale, qui sont devenus "responsables" dans le Ministère du fait de leur action de détournement de la jeunesse dans des manifs purement gauchistes, ont une très lourde responsabilité dans l’illettrisme ambiant. Tous leurs ukases, même s’ils ont été hardiment relayés par une association de parents qui ne regroupe en fait que des enseignants socialistes, se sont soldés par de graves échecs.
    Leur initiative actuelle vise probablement à empêcher de catégoriser les élèves à problèmes et à déresponsabiliser les paresseux incorrigibles.

    Lorsque l’on voit les résultats des enfants qui n’ont pas eu derrière eux des parents capables de pallier les carences et les distorsions que ces gens-là ont introduites dans le système scolaire on ne peut que souhaiter l’élimination du circuit de ces pédagogistes en peau de lapin.
    Le mal n’est pas nouveau puisque nous pouvons voir et entendre à longueur de journée des journalistes de télévision commettre des fautes grossières de syntaxe ou de grammaire quand ils parlent, des fautes élémentaires d’orthographe dans les titres et cela sans vergogne puisque on leur dit que cela n’a pas d’importance.
    Donc le mal n’est pas nouveau (1968 est loin..) mais il s’aggrave d’année en année avec des Ministes qui ne veulent pas déplaire à la minorité agissante ou qui se sont laissé convaincre étant eux-mêmes victimes de cette nouvelle sorte d’obscurantisme..

    Ouf ! pardon d’avoir été un peu long mais il faut bien que les choses soient dites ! Félicitations pour votre action et bon courage

  • Lorsque le travail n’est pas noté, la majorité des éléves ne le fait pas ! Seuls les "bons éléves" comprennent que c’est dans leur intérêt de le faire...
    Lorsqu’un travail est donné, j’entends (chaque fois) "c’est noté ?..."). Lorsqu’il est "facultatif", je ne recueille qu’une dizaine de copies sur un classe de 36 élèves.......

  • La déstruction systématique du système scolaire qui avait permis à de nombreuses générations d’être des citoyens respnsables se poursuit. Cette pédagogie donnait pourtant à chaque élève les moyens d’une promotion sociale quelque puisse être son milieu.
    Je me permets d’évoquer les classes d’initiation qui, en Algérie dans les années 50, s’adressaient aux jeunes de 6 ans,issus de famille ne parlant pas le français : en 2 ans ils rattrapaient le niveau suffisant pour entrer en cours élémentaire 1 et retrouver leurs camarades européens !! Mon épouse alors instit. à Bordj-Bou-Arréridj avait cinquante gosses dans sa classe qui,au terme des 2 ans,avaient acquis les notions de lecture, de calcul et de langage leur permettant de suivre le CE 1 !!
    Ah si Jules Fery ressucitait !!!

  • J’ai toujours été bonne élève mais grâce aux carottes qu’étaient les notes. Je n’est compris qu’a 17 ans que je travaillais pour moi, mon avenir etc... et que les notes n’étaient qu’un baromètres des efforts à fournir. Un enfant n’a pas la maturité d’esprit pour faire ces déductions lui même et si ce n’est pas noté, il ne fera pas le travail ; un point c’est tout ;
    La non frustration de l’enfant et la recherche de l’égalité de tous à tout prix nous font tendre vers la moyennisation de la société (oh mon Dieu, une mauvaise note mon enfant va se sentir dévalorisé ; ou il a des mauvaises notes mais il est riche d’autre chose ; ouai mais on fait pas grand chose dans la vie avec cet autre chose qui donne pas beaucoup de diplômes ni de compétences).

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