Coup d’Etat permanent

Par UNI Archives

Le 9 novembre 2007 à 10h20

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Maître de Conférence à l’Université de Perpignan.
Il est l’auteur de « La troisième voie : impasse ou espèrance « aux presses littéraires.


Le drame qui se joue à l’université est représentatif de ce qui se produit au niveau national lui-même.
Les autorités légitimes qui assurent normalement le gouvernement de l’université (Les différents conseils centraux dont le conseil d’administration) sont court-circuitées, le président de l’université entérinant les décisions prises dans des AG aussi illégales qu’illégitimes. On ne sait pas qui assiste à ces AG (aucun contrôle d’identité) et les votes sont réalisés à main levée. Mais les institutions déraillent quand les adultes n’assument plus leurs responsabilités. Il ne suffit pas de faire de vibrants discours pour accéder à de hautes fonctions, il faut en assumer tout le poids de la charge.
Il en est de même au niveau du pays lui-même. La démocratie est normalement la loi de la majorité. Elle n’est pas optimale mais c’est la régle qui s’est imposée. Pour qu’une majorité se dégage, les différents candidats entrent en campagne et confrontent leurs projets. Puis le peuple tranche et le nouveau gouvernement doit alors se mettre au travail. Evidemment, il y aura toujours une minorité mécontente. Mais voilà que cette minorité fait plier le gouvernement, prenant en otage la rue pour bloquer des réformes.

Le président Sarkozy avait rencontré les dirigeants de l’UNEF avant l’été, dans un élan d’ouverture, notamment en faisant toutes les concessions demandées par l’UNEF. Ce geste revenait à vider de sa substance le projet initial de réformes des universités proposé par Valérie Pécresse. Aujourd’hui, l’UNEF appelle à l’extension du conflit. Ainsi, ce syndicat ne respecte même pas sa propre parole, cherchant à récupérer un mouvement manipulé par des syndicats de l’extrême-gauche la plus radicale.
Comment pouvait-on s’attendre à ce qu’il respecte le jeu démocratique ?
Qu’assiste-t-on depuis trente ans ? Quand la gauche accède au pouvoir dans ce pays, elle parvient à faire voter et appliquer les lois les plus délirantes, qui nous conduisent aujourd’hui à une situation de quasi-banqueroute. Et lorsqu’un gouvernement de droite, presque gêné d’avoir remporté les élections, tente de mettre en œuvre des réformes pour redresser la situation, il s’en trouve empêcher par des syndicats extrémistes et provocateurs, qui sont les acteurs d’un coup d’Etat permanent, révélant ainsi le plus grand mépris qu’ils manifestent pour le jeu normal de nos institutions.

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