CPE : Sarkozy est « d’accord » avec Chirac et Villepin

Par UNI Archives

Le 3 avril 2006 à 14h27

UNI

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PARIS (Avec AP) — Nicolas Sarkozy a assuré mardi soir que l’UMP et le gouvernement étaient « d’accord » sur le mandat de négociations avec les syndicats pour tenter de sortir de la crise sociale.

« J’ai eu l’occasion de m’entretenir longuement avec le président de la République cet après-midi. Je déjeunerai avec le Premier ministre demain. Nous sommes d’accord », a déclaré le président de l’UMP à l’issue de la commission exécutive du parti.

A l’issue de cet entretien à l’Elysée, Jacques Chirac a demandé que la proposition de loi soit élaborée « en totale cohérence entre les deux présidents de groupe UMP des assemblées qui la porteront, le Premier ministre, ainsi que les deux ministres en charge », selon son entourage.

« Nous voulons d’abord l’unité de la majorité. Cela veut dire concrètement que le gouvernement, les groupes parlementaires et l’UMP participent d’un même esprit et d’une même volonté d’aboutir à l’apaisement de la situation », a assuré Nicolas Sarkozy à l’issue de la réunion de la commission exécutive de l’UMP.

Le président de l’UMP a insisté sur la « volonté commune » du gouvernement et du parti de « renouer les fils du dialogue » avec les partenaires sociaux.

« L’UMP par la voix de ses deux présidents de groupes parlementaires propose ce dialogue, un dialogue sans tabou et durant lequel le CPE ne s’appliquera pas comme l’a indiqué le président de la République », a-t-il expliqué. « C’est dire la bonne volonté, la parfaite loyauté des parlementaires de l’UMP unanimes sur cette stratégie. »

« Il faut sortir de la situation de blocage pour essayer de trouver une solution. Cette solution sera trouvée par l’intermédiaire du dialogue que conduiront Bernard Accoyer et Josselin de Rohan avec Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher », a souligné M. Sarkozy. « En ce qui concerne l’UMP et moi-même nous ferons tout ce qui en notre pouvoir pour faciliter ces discussions. »

Il a rajouté : « Ce qui compte c’est d’apporter une réponse au chômage des jeunes, de dénouer les fils d’une crise sociale qui n’apportera rien à personne », a-t-il expliqué. « C’est ce qu’attend de nous le pays. »

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