De la théorie du « 1-1=1 » en politique…

Par UNI Archives

Le 17 avril 2006 à 16h24

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La bataille du C.P.E. est donc perdue : l’U.N.I. qui s’était mâlement engagée dans le combat pour le soutenir ne peut que déplorer ce résultat, en vérité bien effarant, alors que la réalité du terrain ne devait pas faire fléchir le gouvernement : au maximum de la mobilisation seuls 15% des étudiants et 10% des lycéens s’étaient engagés à un moment ou à un autre dans les mouvement…

Quelques établissements habitués à sombrer dans le n’importe-quoi ont fait les unes exagérées de la presse : Rennes II, Toulouse, Nantes ou Lille, toutes facultés de Lettres et Sciences Humaines enclines à se laisser emportées par des vagues contestataires.

Naturellement, nous pourrions encore une fois discuter à l’infini sur le parti-pris des médias dans leur ensemble, audio comme écrit, qui se sont complûs à nous présenter les quelques lieux précités comme représentatifs d’un mouvement « général » de contestation de « LA jeunesse » et « DES universités et DES lycées ». Généralisation facile et éhontée, surexposition médiatique de chefs de groupuscules ne représentant qu’eux-mêmes (ex. : la confédération Etudiante, l’U.N.L. ou la F.I.D.L. ?…), retranscription benoîte ou malveillante des revendications scandaleuses des meneurs, omerta coupable à propos des contre-manifestants pro-C.P.E. et/ou anti-blocage… On n’en discutera pas ou plus, mais il est bon de garder cette donnée présente à l’esprit : les médias aiment le sensationnel, les médias privilégient les éléments de perturbation, c’est leur pain blanc.

En même temps, et durant cette période plus qu’agitée, l’U.N.I. a pu faire la preuve de son existence, de son efficacité, de la pertinence de son combat : passages sur des médias étrangers (CNN, Radio Canada, RTBF…), campagne active pour les CROUS exacerbée par le contexte, ralliements d’étudiants excédés ou adhésions de raison en nombre, ont été de bien beaux motifs de satisfactions internes au Mouvement. Et les résultats finaux des seules élections légales et démocratiques de la période ont infligés de façon cinglante un camouflet magnifique aux boutefeux de l’U.N.E.F. : d’ailleurs est-ce par hasard qu’ils exigeaient le report de ces échéances ou sentaient-ils que leur action allait se solder par un fiasco éléctoral ? En tous les cas, pour nous, ces résultats démocratiques sont le signe éblouissant du rejet des revendications jusqu’au-boutistes de nos agités du bocal. Et aussi un motif d’incompréhension de la décision finale du gouvernement, qui se trouvait ainsi conforté par les urnes estudiantines !!!…

Au soir du lundi 13 avril, nous avons donc pu hésiter un court instant entre le désappointement le plus vif et la joie d’une victoire syndicale bien réelle : aujourd’hui, les urnes ont rejeté l’U.N.E.F. en 4ème position des organisations estudiantines, leurs pertes électorales semblent devoir leur faire perdre statut représentatif et subventions nationales, et leurs grises mines affichées au soir des scrutins emplissent nos coeurs de contentement militant !

La bataille du C.P.E. est perdue ; la bataille des CROUS a été gagnée, il ne reste plus qu’à transformer ces résultats en une victoire politique plus complète, d’une part au cours des prochaines échéances électorales syndicales auxquelles nous auront à participer, et d’autre part au cours des échéances politiques nationales où nous jouerons tout notre rôle et occuperons notre place fer de lance militant de la droite !…

Et ainsi la théorie militaire du « 1-1=1 » pourra être une nouvelle fois vérifiée : d’un compte nul entre une victoire et une défaite peuvent naître chacune des options, et il ne tient qu’à nous de faire pencher l’addition du bon côté !!!

Philippe MOREL

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