Des origines de l’Université sinistrée (3) : des titres universitaires pour promouvoir l’infâmie et la détestation de soi

Par UNI Archives

Le 25 avril 2021 à 16h52

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L’Université française des années MM (chers chiffres romains…) est emplie aujourd’hui de propagandistes de la déconstruction, de la culture de l’annulation et du révisionnisme (Woke et cancel cultures), de la mise en accusation permanente des Ancêtres, de l’opposition des sexes et des générations, des races qui ont remplacé les classes et des « intersectionnalités » continuellement inventées.

Ces propagandistes sont une minorité, active, financée et soutenue par des partis, des mouvements, des syndicats et des lobbies, qui se réclament de la « gauche révolutionnaire » ou « radicale » ou « progressiste », aux visées résolument destructrices de la Société française actuelle. Tous les schémas classiques doivent être mis à bas, anéantis, remis en cause dans les esprits de la jeunesse en formation, pour asseoir un monopole de pensée et de vision du monde indiscutable.

Accusations, faux procès et généralisations fallacieuses sont les outils favoris de ces minorités militantes, parfaitement structurées et solidaires entre elles, capables de diffuser et de promouvoir leur argumentaire avec toutes les complicités des média de même obédience (c’est-à-dire, malheureusement, quasiment tous).

Pour asseoir leur autorité et leur dite expertise, ces minorités ont investi l’Université pour obtenir les titres et les postes justifiant leurs prétendues « expertise » et « autorité ». Les capacités intellectuelles et académiques parfois avérées de ces thuriféraires de la haine de soi accroissent d’autant plus la force de leur discours propagé avec bagou et maestria. Leurs discours construits et formatés pour une exposition immédiate sur la place publique atteignent aisément leurs objectifs au sein d’une population dont les moyens de compréhension et de vérification de ces dires ne cessent de diminuer. L’esbroufe paie plus que la raison.

Des établissements entiers se spécialisent ainsi, comme aux Etats-Unis, dans ces « études », en créant un nombre de laboratoires et de groupes de réflexion toujours plus nombreux et interdépendants, se renforçant et se défendant les uns les autres face aux éventuels critiques et adversaires. Qu’un « professeur » énonce quelque chose, et toute la mécanique bien huilée de la propagande se met en branle et fait accroire au public que ses dires sont établis, indiscutés et indiscutables. Les empêcheurs de tourner en rond sont quant à eux facilement disqualifiés par l’ensemble bien connu des accusations classiques, au choix ou cumulativement : « fascistes », « conservateurs », « rétrogrades », « machistes », quoi que ce soit « -phobes ».

Nous devons malheureusement dire que cette mainmise sur le milieu universitaire censément dédié à la controverse, à la recherche impartiale et aux débats courtois, n’est que marginalement remise en question par la majorité silencieuse des enseignants de toutes les catégories, qui se taisent, font le dos rond et ne veulent pas s’attirer d’ennuis de la part de groupuscules aux méthodes vindicatives et brutales. Le fatalisme couard de cette majorité consciente mais complexée est la garantie ultime de la domination des minoritaires agressifs.

Bien sûr, quiconque pourra dire que jamais, dans l’histoire de l’Université, celle-ci n’a été impartiale, de sa fondation à nos jours. Elle avait vocation à fournir les lettrés au service du Pouvoir, quel qu’il soit, et aussi à faciliter la recherche scientifique au profit du pays. Cela reste heureusement le cas, à peu de choses près, en sciences exactes, mais les Humanités, elles, ont cédé sous les assauts inlassables des pensées de gauche successives. Leurs justifications mêmes sont attaquées maintenant, avec ces enseignants occidentaux souhaitant la mort de leurs disciplines ou leurs réinventions doctrinaires et partiales : fin de l’enseignement d’Homère ; des langues noroises et des sagas islandaises ; de l’Antiquité européenne, des langues anciennes, des périodes historiques « problématiques » telles que les Croisades, la Reconquista ou la christianisation africaine, des histoires nationales traditionnelles, de la grammaire et de l’orthographe, etc., etc. Leur imagination nihiliste est sans limite et reprise partout dans le monde occidental !

Car, entendons-nous bien : ce phénomène n’est qu’européen et nord-américain, diffusé dans des pays où la gauche radicale peut prospérer. En Afrique, au Moyen-Orient, en Chine, dans les pays asiatiques, en Amérique du Sud, ce courant de pensée destructeur n’existe pas ou très marginalement. Ces états n’ayant pas subi les traumatismes du Vingtième Siècle européen n’ont aucunement développé de détestation d’eux-mêmes et sont donc peu perméables à ces idées de chamboule-tout révolutionnaire. Le patriotisme demeure naturel dans ces pays et ne sert pas de repoussoir politique.

La relecture anachronique de l’Histoire et le rejet de la Culture occidentale sous prétexte d’intolérance et d’incompatibilité avec les présentes lubies sont des moyens puissants et malheureusement efficaces pour instiller un doute existentiel au sein de communautés nationales ébranlées par ailleurs par l’individualisme consumériste (promu par les mêmes, remarquons-le). Ce doute fragilise les défenses collectives et rend audibles les argumentaires assassins de ces idéologues. Ce doute est instillé et entretenu facilement grâce, répétons-le, à la baisse continuelle du niveau culturel et des savoirs indispensables aux citoyens des trente dernières années pour comprendre et contredire ces argumentaires aussi retors que nocifs.

L’Université française est aujourd’hui l’institution universitaire qui, dans le monde, subit le plus virulemment ces attaques et ce travail de sape destructeur, après celle du monde anglo-saxon (car les Etats-Unis et le Royaume-Uni vivent toutes ensemble en osmose et s’abrutissent aux mêmes horreurs). La survivance des pensées gauchisantes dans les sphères supposées « intellectuelles » françaises est le facilitateur idéal pour diffuser les théories resucées et mal digérées de cette « French theory » dont nous aurions bien voulu ne pas constater le succès aux Etats-Unis.

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