Examens à l’Université : Non à la grande braderie !

Par UNI Archives

Le 21 avril 2020 à 8h56

UNI

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Si le Président Macron a annoncé que les cours ne reprendront dans les universités qu’en septembre, c’est, en revanche, le flou le plus total sur la tenue des examens. La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, que nous avons pourtant sollicitée à plusieurs reprises, est aux abonnés absents. Dans ce contexte, chaque établissement y va de sa sauce, certains organisant tout de même les examens, même à distance, tandis que d’autres envisagent purement et simplement de valider le 2ème semestre sans examen. Si cette pratique devait se généraliser, c’en serait fini de l’Université qui, après des blocages quasi annuels et autant de grèves, serait définitivement considérée comme un parking à chômeurs.

Depuis des années, la cote des universités baisse. Pour preuve, la fuite des étudiants vers des prépas et des écoles post bac. L’hémorragie est considérable et est principalement due à une réputation qui s’effrite au fur et à mesure de la baisse des moyens octroyés aux facultés, de la répétition des blocages, des grèves et de fermetures inopinées des locaux au moindre prétexte.

Valider l’année sans examen comme le préconise l’UNEF, c’est tuer l’université car les diplômes délivrés seront considérés, à juste titre, comme des papiers sans valeur. C’est l’ensemble des étudiants qui en paieront les frais. Mais c’est aussi sanctionner les meilleurs d’entre eux dont les efforts ne seront pas pris en considération. Ceux-ci nourriront un sentiment d’écœurement qui pourrait les détourner de leurs études.

Les élus et les représentants de l’UNI ont multiplié ces derniers jours les actions auprès des parlementaires, de la presse et du ministère pour dénoncer ces mesures démagogiques soutenues par toute la gauche et l’extrême gauche universitaire.

Cette mobilisation a obligé le ministère (DGESIP) a prendre position le 15 avril sur cette question. Dans une note officielle, il a rappelé que  » la neutralisation pure et simple d’un semestre (tout comme l’attribution automatique d’une note) n’est pas admissible au vu de circonstances qui, pour être exceptionnelles et difficiles, n’empêchent pas tout mode d’enseignement et tout mode d’évaluation. »

C’est une première bataille gagnée, mais nous devons rester très vigilants à la concrétisation de ce principe car certaines universités semblent prêtent à passer outre.

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