Fusion des trois universités (1) : un gros chèque pour l’université de Strasbourg…

Par UNI Archives

Le 5 juin 2008 à 18h47

Image Fusion des trois universités (1) : un gros chèque pour l’université de Strasbourg…

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La fusion des trois unversités de Strasbourg (Louis-Pasteur, Marc-Bloch et Robert-Schuman) se réalisera au 1er janvier 2009, c’est un fait acquis.

Dans cette perspective, l’Etat s’engage fortement dans ce projet, et s’engage à faire de la nouvelle entité, dès sa création, l’un des dix pôles universitaires bénéficiant de la cagnotte « Opération Campus ».

C-dessous, l’article de Jacques FORTIER tiré des Dernières Nouvelles d’Alsace du jeudi 29 mai 2008, page REF TE01, faisant un premier point sur le sujet…

« […] Avec 42000 étudiants (dont 20% d’étrangers), 1458 enseignants et/ou chercheurs, plus de 40 unités de recherche (UFR), instituts et écoles, 87 unités de recherche, l’université unique de Strasbourg, constituée dans six mois, deviendra un poids lourd en Europe.

Cette fusion, au 1er janvier 2009, de Louis-Pasteur (sciences et médecine), Marc-Bloch (lettres et sciences humaines) et Robert-Schuman (droit et sciences politiques) venait à point nommé alors qu’était lancée l' »Opération Campus ». Car l’enjeu de la fusion, comme l’ont répété les présidents d’université, Alain BERETZ (ULP), Bernard MICHON (UMB) et Florence BENOîT-ROHMER (URS), c’est de construire la première université française. Mais c’est aussi de lui attirer des soutiens qui aillent au-delà de la simple addition des trois dotations actuelles.

Cet argument, et les bons échos reçus après la décision de fusion, donnaient donc de l’espoir à la candidature strasbourgeoise. S’y ajoutait une solide « lettre d’intention ». Elle soulignait le rayonnement transfrontalier, européen et international de ce pôle universitaire, son excellence en enseignement et en recherche, sa pluridisciplinarité.

Elle indiquait que, malgré son implantation sur quatre sites (Cronenbourg, Schiltigheim, Centre historique-Esplanade, Hôpital et Illkirch), le campus restait dense et cohérent, intégré dans la cité. Pour autant, dans les 110 bâtiments de plusieurs générations (période allemande, années 60, période contemporaine), des restructurations, parfois lourdes, deviennent indispensables.

Le projet proposait donc, en cas de succès de la candidature strasbourgeoise, d’engager la cagnotte ainsi reçue dans le financement de 23 chantiers (cf article : les chantiers de l’Université). Au total, ils représentent 433 millions d’euros, pour des opérations souvent cofinancées avec les collectivités locales, parfois avec des partenariats privés.

Les grands élus n’ont pas ménagé leur soutien à la candidature de l’université de Strasbourg. Adrien ZELLER (UMP), pour la Région, Jean-Dominique KENNEL (UMP) pour le Département, Roland RIES (PS) pour la Ville et Jacques BIGOT (PS) pour la Communauté urbaine avaient cosigné une lettre à la ministre Valérie PECRESSE. Le député Armand JUNG (PS) palidait encore hier la cause de l’université de Strasbourg auprès d’un des conseillers du ministre. Le député Yves BUR (UMP) saluait déjà cette « très bonne nouvelle » qu’il tenait pour sûre dès l’après-midi. »

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