Grève à l’Université de Strasbourg : l’enlisement et le dogmatisme syndical !…

Par UNI Archives

Le 12 avril 2009 à 18h11

Image Grève à l’Université de Strasbourg : l’enlisement et le dogmatisme syndical !…

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Depuis bientôt dix semaines de manoeuvres et d’actions nuisibles à l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique de Strasbourg, nous est donné à voir comme un condensé et un exemple de ce qu’est l’activisme obtus des mouvements et syndicats de gauche et d’extrême gauche.

Alors que, au début des blocages estudiantins, il était possible de comprendre les revendications des manifestants et activistes professoraux et étudiants, les semaines écoulées ont brouillé le message et multiplié jusqu’à les rendre incohérents les cahiers de doléances des bloqueurs. Mais cela ne doit pas nous étonner !

En effet, le temps qui passe a le mérite de mettre au grand jour les motivations réelles de ces agitateurs, squatteurs et autres déprédateurs qui se livrent à une surenchère démagogique, violente et destructrice. Pendant que nos locaux -surtout dans l’ancienne université des Sciences Humaines Marc-Bloch- sont ravagés par des occupations continuelles, nous savons maintenant que ces simagrées visent à combattre le gouvernement de droite, à empêcher les réformes de droite, à discréditer les hommes dits de droite et à mettre par terre si c’est possible, l’Université française, en contestant par tous les moyens son fonctionnement, sa philosophie, ses buts et sa réputation, parce qu’elle est l’un des symboles de l’appareil d’Etat, de cet Etat détesté et combattu sans désemparé depuis le début du 20ème Siècle par les familles anarchiste,autonome ou trotskiste.

Ne nous trompons pas d’analyse : les réformes proposées par Valérie PECRESSE n’intéressent aucunement les meneurs de ces agitations. Même si cette dernière décidait de donner droit à la totalité des exigences des grévistes, ceux-ci continueraient ou essaieraient de continuer le mouvement, pour porter d’autres exigences, dans des domaines bien éloignées du secteur éducatif. C’est un salmigondis global, portant sur l’ensemble de la société, que ces professionnels de la Révolution, de la contestation et du N’importe-Quoi, veulent propager et mettre en place, afin de métamorphoser radicalement la société que nous connaissons aujourd’hui.

Ici comme ailleurs, dans l’éducation comme pour l’OTAN, certains rêveraient de pouvoir en découdre directement avec les forces de l’ordre, les représentants de l’Etat, de la bourgeoisie, de la société civile honnie ou de l’intelligence et du quotidien.

Alors ces gens mobilisent, rassemblent autour d’eux, des groupes de professeurs, de personnels, d’étudiants ou d’intervenants universitaires, peut-être sincèrement préoccupés par les modifications indispensables à apporter au système éducatif actuel, critiqué et criticable, parce que ces groupes, associations, syndicats ou collectifs tendent à défendre leurs petits privilèges, acquis ou prés carrés. Mais l’atmosphère délétère créée et entretenue par les professionnels de l’agit-prop ne permet pas de réunir pour des discussions fructueuses ces portes-paroles des inquiétudes, et excite au contraire les esprits énervés…

Les administrations universitaires sont dépassées par l’ampleur et la virulence des anathèmes exprimés par les plus démagogues. Au président BERETZ a été envoyée dernièrement une lettre collective rédigée et signée par un groupe d’enseignants et de BIATOSS dans laquelle lui était clairement signifié la menace d’une « rupture définitive » entre eux et son équipe, pour le reste de son mandat de cinq -jusqu’en 2014, au motif que le président ne serait pas aussi agressif envers la ministre que certains chefs d’établissements universitaires complices des débordements. Sous-entendu donc, qu’une guerilla larvée pourrait gâcher son mandat ?

Des étudiants, souvent en échec avéré bien sûr, embrayent avec gourmandise et refont Mai 68 tous les jours pour se faire plaisir, en petits comités réunis dans les cabines téléphoniques, au grand dam de l’écrasante majorité des étudiants soucieux de finir leur anée sereinement et de réussir leurs examens : « Fascistes ! « , hurlent les gauchistes lorsque l’on est pas d’accord avec eux. La minorité « éclairée » n’est-elle pas la seule qui vaille, n’est-ce pas ? La piétaille estudiantine facilement manipulable fait les affaires -juteuses- des organisations syndicales aux rangs militants clairsemés : le SNE-Sup se rêve porte-parole d’un vaste mouvement qui n’existe effectivement que sur quelques campus traditionnellement emportés par les délires anarchisants (Rennes II, Toulouse III, Paris VIII, etc.).

Certains CEVU et CA adoptent en dépit du bon sens des motions et des propositions visant à octroyer sans contrôle ni note le second semestre de l’année 2008-2009 : sont-ils conscients de ce que cela signifie et des conséquences que cela aura sur la crédibilité des diplômes ainsi « validés », sacrifiés ? Les étudiants étrangers enragent contre la chienlit des traîne-savates français qui hypothèque leur année d’étude, handicape leur orientation future. Ils se sentent légitimement les otages de conflits dont ils n’ont qu’une idée fort floue et qui les dépassent du fait même de leur archaïsme. A l’étranger, les universités partenaires réagissent avec fermeté, en demandant aux françaises de débloquer au plus vite une situation jugée inacceptable : allez ensuite inciter les échanges fructueux avec elles ! Quelle image donne-t-on aussi au monde professionnel, national et étranger, réfractaire par principe aux conflits sociaux, et qui voit que dès le plus jeune âge on leur prépare des générations d’incompétents, de grincheux et de saboteurs ?

Depuis longtemps, la valeur intrinsèque et la validité des diplômes étaient remises en cause par les recruteurs : que valent de fait des diplômes dans lesquels des semestres seraient généreusement -ou hypocritement- accordés, à des élèves aux vertus discutables et aux compétences aléatoires ?

Ainsi, c’est tout le système qui est décrédibilisé, pour peu qu’il en ait encore besoin, à grand renfort de heurts, de destructions, d’inertie et de revendications surannées.

L’UNI lutte pour que la situation revienne à la normale et que les quelques anarchistes et profiteurs ne nuisent pas à l’ensemble d’une communauté qui veut travailler et réussir !!!

P. MOREL

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