Héritier de l’URSS, le gouvernement hongrois réprime les opposants au régime

Par UNI Archives

Le 24 octobre 2006 à 14h46

UNI

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BUDAPEST, LE 23 OCTOBRE 2006 : « L’espoir ne meurt jamais quand il est épris de Liberté », Jacques Chirac. Déclaration historique ou avertissement pour l’actuel le Premier Ministre hongrois, contesté depuis la mi-septembre pour félonie ? C’est en tout cas une bien triste commémoration de la révolution de 1956, à laquelle le monde entier a pu assister, ce lundi 23 octobre. 50 ans après le soulèvement populaire contre l’occupation soviétique qui avait vu périr plus de 2000 hongrois combattant pour la liberté, ce sont les héritiers du parti communiste aujourd’hui au pouvoir, qui ont le privilège d’organiser les manifestations du souvenir. Pourtant, ce sont les images d’autres manifestations qui sont diffusées sur tous les écrans de télévision.

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Apparatchiks hier, contre-révolutionnaires aujourd’hui

Très tôt en ce lundi 23 octobre 2006, 10 000 partisans du parti libéral – conservateur Fidesz avaient décidé de se retrouver dans les rues de Budapest pour une marche pacifique et un meeting, afin de demander une nouvelle fois le départ du Premier Ministre socialiste Ferenc Gyursany suite à ses mensonges du mois d’avril dernier en vue de gagner les élections législatives. En guise de commémoration, le gouvernement hongrois a alors offert aux télévisions étrangères un mauvais « remake » de l’année 1956 et de sa répression violente, à l’encontre des manifestations organisées par l’opposition.

Des balles en caoutchouc pour repousser les manifestants

Goûtant peu ce genre d’opposition alors que trois têtes couronnées, dix-huit chefs d’Etat et six chefs de gouvernement étaient attendus pour le cinquantenaire de la révolution, le gouvernement post-soviétique a donc décidé d’envoyer la police pour réprimer les partisans de Fidesz. En marge des démonstrations de force de la police, un parlementaire du Fidesz a été touché à la tête par une balle en caoutchouc avant d’être roué de coups. A la fin de la journée on pouvait dénombrer une cinquantaine de blessés, qui viennent en point d’orgue d’un mois et demi de contestations d’un gouvernement, devenu totalement illégitime et reprenant à son compte des procédés totalitaires.

Ces évènements dont on n’imagine pas encore l’issue, prouvent avec acuité que le combat pour la liberté d’expression et la liberté politique en Europe demeurent d’actualité. Dans le cadre de son engagement international au sein de l’EDS (European democrat Students), l’UNI a déjà soutenu des campagnes pour libérer la Biélorussie du joug du dictateur Loukachenko. Aujourd’hui, on ne peut rester insensible face aux appels à la liberté en Hongrie, et l’UNI continuera de soutenir les initiatives en ce sens.

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