Hongrie : le premier ministre demande un vote de confiance au Parlement (2 oct.06)

Par UNI Archives

Le 10 octobre 2006 à 12h22

Image Hongrie : le premier ministre demande un vote de confiance au Parlement (2 oct.06)

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Reprise de l’article du « Figaro » du 2 octobre 2006, au lendemain des élections municipales en Hongrie, qui ont sévèrement sanctionnées le gouvernement de gauche.

« Malgré une large victoire de l’opposition de centre droit aux élections municipales et deux semaines de violentes manifestations contre lui, le premier ministre socialiste refuse toujours de démissionner.

Face aux violentes critiques de l’opposition et au cuisant échec du scrutin local de dimanche [1er octobre 2006], le premier ministre hongrois a annoncé lundi qu’il demanderait un vote de confiance au Parlement vendredi prochain. Vote qu’il est assuré de gagner puisque sa coalition y est lagement majoritaire et que les chefs des partis socialiste et libéral au pouvoir l’ont assuré dimanche de leur loyauté. Ferenc GYURCSANY entend ainsi rester en poste et continuer ses réformes. « Nous allons poursuivre notre politique, y compris moi-même », avait-il assuré la veille de l’annonce des résultats de l’élection municipale de dimanche.

En effet, les gains de l’opposition de centre-droit de ce scrutin, que l’opposition a qualifié de « référendum » contre le gouvernement, ont été importants. Le camp gouvernemental a certes conservé la capitale Budapest, une ville-clef politiquement, mais le Fidesz, l’opposition de centre-droit de l’ancien premier ministre, viktor ORBAN, remporte 18 ou 19 des 20 assemblées départementales, à l’exception de Budapest, avec 52,62% des voix contre 37,72% à la coalition. Le Fidesz remporte par ailleurs la majorité des villes du pays hors la capitale.

Le Bureau électoral national a annoncé que la participation, qui s’est élevée à 53%, était la plus haute enregistrée depuis le rétablissement de la démocratie en 1990.

Le chef de l’opposition, Viktor ORBAN, a menacé lundi d’organiser de grandes manifestations si les socialistes ne démettaient pas le premier ministre d’ici jeudi 13 heures. Dimanche soir, il avait estimé que Ferenc GYURCSANY avait été « congédié » par le peuple et avait demandé sa démission.

Le président hongrois, Laszlo SOLYOM, qui s’était déclaré incompétent pour démettre le chef du gouvernement, avait appelé le Parlement à voter une motion de censure contre Fernc GYURCSANY. Dimanche, il a affirmé que ce dernier « refusait d’admettee qu’il a utilisé des moyens inadmissibles pour conserver le pouvoir. Ceci mine la confiance dans la démocratie ». Son discours a été accueilli par des concerts de klaxons dans la capitale.

Malgré l’enjeu local, le scrutin représentait une occasion pour les électeurs de juger leur gouvernement après la fuite d’un enregistrement audio dans lequel le pays a pu entendre son premier ministre admettre qu’il a menti à de nombreuses reprises au paus au sujet de la situation économique.

Un mouvement de protestation s’était alors élevé, aboutissant à deux jours d’émeutes il y a deux semaines et qui ont fait de nombreux blessés. Ces heurts ont été suivis par de grandes manifestations paifques. Dimanche soir encore, au moins 10000 personnes s’étaient réunies devant le Parlement pour réclamer la démission du premier ministre. »

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