Impromptus sur l’actualité générale (II) : espoirs et réalisme…

Par UNI Archives

Le 1 octobre 2006 à 12h26

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Quelques réflexions à la suite des derniers événements survenus dans l’actualité nationale…

1. La fin d’un homme, le symbole de la fin d’une génération ?

Lionel JOSPIN a annoncé hier mercredi 27 septembre son retrait de la course à l’investiture socialiste. Au fond, personne n’est vraiment surpris, tant son retour apparaissait à tous, à gauche comme à droite, comme un mauvais épilogue du mois d’avril 2002. L’homme qui s’était retiré de la vie politique tentait là un ultime pari, si mal engagé et si hésitant que ses amis ne se retinrent pas de le dissuader de l’aventure : chose faite hier, de façon bien pathétique. Lionel JOSPIN entre donc dans l’histoire politique française, parmi la si longue listes des méritants sacrifiés, rejoignant les MENDES-FRANCE, CHABAN-DELMAS, BARRE, ROCARD et BALLADUR dans le club des possibles éreintés… Désolant, émouvant, instructif : l’intelligence le cède souvent à la pugnacité et aux réseaux !

Cette disparition, effective maintenant, symbolise la disparition un peu plus consommée de la génération politique née durant les années soixante, qu’elle ait été encouragée ou inspirée par le gaullisme ou le mitterrandisme. Quarante années s’effacent, et les hommes comme le système en place tout en meme temps.

Qui reste en lice maintenant ? Les enfants plus ou moins obéissants de la génération soixante huitarde : à gauche, les D.S.K., FABIUS, LANG, HOLLANDE et ROYAL, fidèles porte-paroles du laxisme socialo-bobo ; à droite, les révoltés du bon sens : SARKOZY, BAYROU, VILLIERS pour les principaux… Moyenne d’age ? Au moins quinze ans de moins que leurs ainés, et une image libérée des anciennes références personnelles…

Evidemment, dans certains cas, le discours qui va avec cette nouvelle génération ne connait pas la meme évolution : la nostalgie à peine sous-jacente de la défunte société collectiviste, ruine l’ensemble de la vision de l’opposition susceptible d’accéder au pouvoir. Poussé par les franges extrémistes, le P.S. se gauchise et s’obstine à endosser bon nombre des propositions aberrantes et des vieilles lunes fétides de l’ultra-gauche. Le danger que représenterait le retour au pouvoir du P.S. et de ses alliés, n’a pas, lui, diminué ni vraiment changé de nature.

Et à droite ? Quelles perspectives nous propose-t-on ? Il faut tout d’abord noter en le regrettant que la droite française demeure effroyablement complexée face à la gauche, et s’évertue bien maladroitement à justifier sa différence en donnant de mauvais gages de « générosité » envers les classes modestes et populaires et en rejetant ce pour quoi la part de la population qui se sent de droite voudrait pouvoir voter pour elle, c’est-à-dire un vrai programme libéral/conservateur et moderne de droite !

Il semble que, depuis l’époque vichyste, la gauche a réussi à ce que se réclamer de droite revienne systématiquement à etre assimilé à l’extreme-droite, ou aux « ultra » -libéraux et -conservateurs. Manoeuvre habile, réflexe acquis et défaut intégré par nos dirigeants les plus en vue : il n’y a qu’à voir François BAYROU qui se débat au « centre » de rien !

En meme temps que le renouvellement des hommes, c’est donc aussi à un renouvellement des mentalités qu’il faut procéder rapidement et avec vigueur. Etre de droite doit redevenir une fierté et non une tare inexpiable, une qualité et non un défaut à corriger !

Les élections de 2007 peuvent déjà servir à cela et etre le premier exemple de transformation intellectuelle…

2. Victoire de la droite en Suède

La récente victoire du centre-droit en suède marque la fin du très et trop long épisode social-démocrate : 74 années d’une politique dont le bilan aujourd’hui ne peut plus etre donné en exemple par les donneurs de leçon. 20% de chomage, une vie sociale et politique sclérosée, une économie des petites et moyennes entreprises entravée par les impots trop nombreux, et le soupçon tenace sur toute initative privée…

« UT MED ER ! » (Sortez !) ont donc dit enfin les Suédois : souhaitons au nouveau gouvernement toute la réussite possible ! (Cf. article dans notre rubrique « Infos Europe »).

3. Nouvelles économiques favorables

Les derniers chiffres de l’INSEE apportent de l’eau au moulin du gouvernement VILEPIN et du ministre de l’Economie et des Finances Thierry BRETON : en desserrant l’étau autour des entreprises et en stimulant les initiatives privées, dans un contexte général favorable, l’objectif de 2,2% de croissance du PIB pour 2006 semble en passe d’etre effectivement atteint. Le chomage baisse de façon continue et régulière, et le moral des ménages est en train de redevenir otpimiste : autant de voyants au vert qu’il faut utiliser pour convaincre les électeurs de renouveler leur confiance à notre camps !

4. A propos des critiques contre le pape ; considérations sur le politiquement correct

Le dernier épisode illustrant l’instumentalisation des masses musulmanes par les agitateurs islamistes et politiques doit contribuer, pour le moins, à s’intéresser aux mécanismes de manipulation mis en oeuvre par les organisations terroristes et leurs relais politiques pour rendre plus inextricable la situation et impossible le dialogue entre les mondes occidental judéo-chrétien et oriental musulman.

Toute occasion est bonne et est saisie sans attendre par ces mouvements, dont les techniques de dénigrement, d’accusation et de culpabilisation du monde occidental sont particulièrement rodées. Prendre un élément d’une déclaration d’un dirigeant occidental, le sortir de son contexte, en offrir une interprétation erronée et outrancière, en prenant le temps de proposer le discours culpabilisant nécessaire, telles sont les moyens de cette guerre des mots et des postures qui se joue sous nos yeux, et qui n’est que la première des étapes de la confrontation entre civilisations désirée par les mollahs et autres fanatiques islamiques.

L’objectif évident est de dresser les masses musulmanes mal informées, crédules et frustrées, en jouant avec facilité de l’analphabétisme, de l’ignorance et des superstitions de ces gens pour qui l’Occident est souvent synonyme d’enfer, de mal et d’exploitation ! Le terrain est favorable, puisque la majorité de ces populations vit dans des états dont le dernier des moyens pour se perpétuer est de reporter la faute de leur faillite sur le monde occidental, accessoirement chrétien.

Malheureusement, en Occident, de nombreux relais de cette tactique assez efficace s’évertuent contre tout bon sens à amplifier ces discours et multiplier les occasions de dauber l’Occident. A croire que dans certains cas, on n’a pas besoin d’ennemis, les amis enferrés dans l’erreur et pétris de bonnes intentions suffisent à exacerber les passions des populations musulmanes minoritaires d’Europe. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, de nombreux cénacles se font l’écho de la très actuelle tendance à l’auto-flagellation pour dénoncer à postériori les politiques pseudo civilisatrices et coloniales menées par l’Europe aux 19ème et 20ème Siècles. Jugeant avec les yeux du début du 21ème Siècle des périodes aux mentalités radicalement différentes, les sentences sont sans appel, et les victimes toutes trouvées, et toujours les memes. Circonstances heureuses pour les extremistes, assurance d’etre entendus meme dans l’excès !

Deux autres exemples récents viennent nourrir ce constat : la polémique autour du dictionnaire ROBERT et son article sur la colonisation, dont la définition séculaire a déclenché les foudres des nouveaux censeurs noirs auto-proclamés, et l’annulation d’un opéra de MOZART accusé de moquer et de dénigrer le mode musulman !

Cette frénésie, cette paranoia islamo-raciste, doit poser à tous la question des limites éventuelles de la liberté d’expression aujourd’hui en europe : faut-il avoir sans cesse en tete les éventuelles susceptibilités à fleur de peau à la mode, avant d’écrire quoi que ce soit, et donc se censurer pour éviter tout problème, ou bien plutot poser clairement, en n’hésitant pas à nourrir un débat serein, les questions sensibles ?

Ma réponse est bien évidemment la seconde, dont acte ici. La liberté d’expression semble trop importante pour se priver d’en user, voire risquer d’en abuser, du moment que son usage continue à etre totale !

MOREL Philippe

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