L.M.D. : la vague […] arrive en Alsace…

Par UNI Archives

Le 2 juillet 2005 à 19h19

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Nous reprenons ci-dessous l’article de Michèle SINGER, paru dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du samedi 4 juin 2005, et qui fait un point sur la réforme L.M.D. dans les quatre universités de l’Académie.

Un sujet dont nous avons discuté souvent déjà, et un projet que nous soutenons avec force…


 » Les quatre universités d’Alsace entrent ensemble dans la réforme L.M.D., mais la déclinent différemment. Le nouveau sytème, plutôt compliqué, modifie de bout en bout les études.

A la rentrée 2005, les quatre universités alsaciennes basculeront dans la réforme L.M.D. (Licence-Master-Doctorat). Ce nouveau système, commun à quarante pays européens, tend à rendre les diplômes plus visibles à l’échelon de l’Europe et du monde, et à favoriser la mobilité des étudiants.

A la faveur de cette harmonisation, les étudiants pourront commencer leurs études à Strasbourg, et les continuer à Bruxelles, Berlin ou Madrid grâce à la capitalisation des crédits E.C.T.S. (European Credit Transfer System) transférables d’un pays à un autre. ils pourront également individualiser leur parcours de formation en piochant des matières dans un menu préétabli par l’université, et s’orienter progressivement.

Mis en place à moyens constants, le système L.M.D. s’articule autour de trois grades : la licence générale ou professionnelle équivaut au bac+3, le master recherche ou professionnel à bac+5, et le doctorat à bac+8. Chaque diplôme s’accompagnera d’un complément : une annexe descriptive précisant les connaissances et les compétences acquises, pas les notes.

Les trois grades L.M.D. remplacent les système DEUG-Licence-maîtrise-DESS ou DEA-doctorat, mais les diplômes intermédiaires (DEUG et maîtrise) pourront toujours être délivrés, au moins le temps de la transition. Le BTS et le DUT, recherchés par les recruteurs, sont maintenus à bc+2.

L’enseignement est structuré en semestres. La licence s’obtient avec six semestres validés, le master avec quatre. Chaque semestre valide l’équivalent de 30 crédits ECTS. La licence représente donc 180 crédits, le master 120 crédits. Les crédits sont des valeurs données à des unités d’enseignement (U.E.), qui composent chaque parcours de formation. Ils s’obtiennent après réussite aux examens et sont acquis à vie.

Dans chaque université, l’offre de formation renouvelée s’organise en domaines, qui se déclinent en mentions, puis en spécialité/parcours. L’Université de Haute-Alsace (U.H.A., Mulhouse), par exemple, articule son offre autour de quatre domaines, 12 mentions en licence et 14 en master.
L’université Robert-Schuman (URS, Strasbourg) a structuré son offre autour de 4 domaine et 20 mentions en master.

L’Université Louis-Pasteur (ULP) est la seule en France à vouloir adosser son offre à un seul domaine « Sciences », qui compte 17 mentions et 68 spécialités en master. S’il réussit aux examens, l’étudiant sera titulaire d’un master (ou d’une licence) « sciences, mention chimie, spécialité chimie verte » par exemple.

Beaucoup de diplômes, en licence comme en master, sont aujourd’hui cohabilités, au sein des universités alsaciennes, chaque université habilitante pouvant délivrer le diplôme. On peut citer le master mention éthique, ouvert par l’Université Marc-Bloch (UMB), l’URS et l’ULP, ou les masters mention matériaux et mention sciences de l’éducation communs à l’UHA et à l’ULP. Les différents établissements augmentent le nombre de licences professionnelles : l’ULP passe de 4 à 10 propositions, l’URS de 3 à 6 et l’UHA de 12 à 16 licences professionnelles.

Pour permettre aux étudiants de se réorienter, dans le cade d’une démarche positive, les universités mettent en place une 1ère année de licence (L1) la plus ouverte possible. L’ULP prévit ainsi des enseignements communs à différentes mentions (UE méthodologie, langues…) et une UE de découverte d’une discipline d’une autre licence.

Pour accompagner les étudiants dans la construction de leur parcours les universités mettent en place différents dispositifs d’information et de soutien. A l’ULP, un enseignant référent aidera l’étudiant à faire ses choix. illeurs, ce rôle devrait incomber au directeur des études (UMB) ou plus largement à l’équipe pédagogique.

Les quatre universités intensifient la pratique du tutorat pour aider les étudiants, et elle mettent l’accent sue les langues dans le but de favoriser leur mobilité. A l’UHA, 10% de la formation en licence et master porte obligatoirement sur les langues. A l’UMB, en licence, on généralise une 2ème langue par des UE optionnelles. A l’ULP, des crédits significatifs sont dévolus aux langues, et leur poids horaire augmente (il double par exemple en L1).

Les modalités de contrôle des connaissances varient selon les universités. Les quatre appliquent la compensation semestrielle des notes, mais avec des systèmes différents : elles peuvent instaurer des mécanismes de compensation supplémentaires entre les semestres. Trois au moins introduisent une note placher, en général dans les matières fondamentales : à l’UMB un résultat inférieur à 7/20 est éliminatoire en licence, 10/20 en master. L’ULP et l’UHA permettent aux départements d’appliquer la règle du 7/20, mais uniquement en master.

En master, les universités de Strasbourg pratiquent une sélection sur dossier, voire également sur entretien, à l’entrée de la 2ème année (M2). La première année est accesible de droit, à condition d’avoir la licence correspondante. A l’UHA, l’accès en M1 et M2 s’effectue de droit en interne, et sur dossier pour les candidatures extérieures. »

M. SINGER

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