La facture des blocages sera d’au moins 600 000 €

Par UNI Archives

Le 23 novembre 2007 à 17h46

UNI

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Voilà déjà un mois que le ban et l’arrière ban de l’extrême gauche étudiante ont pris prétexte de la loi sur les libertés et les responsabilités des universités (LRU) pour perturber près de la moitié des 85 universités françaises. Une dizaine d’entre-elles restent, à ce jour, partiellement bloquées. Le « modus operandi » de ces activistes s’est considérablement radicalisé depuis le dernier mouvement contre le CPE. Cette année le blocage est un préalable, un instrument de mobilisation. Il faut bloquer les amphis pour obliger les étudiants à se rendre en « AG » et attirer l’attention des médias. A défaut de convaincre, il faut contraindre et c’est ainsi que les bloqueurs règlent le simulacre de débat et de démocratie que sont les « AG ». Les prises de parole sont « contrôlées ». Quand un étudiant se risque à exprimer une opinion contre le blocage ou pire en faveur de la réforme, c’est au mieux des sifflets, très souvent des intimidations et dans certains cas des agressions physiques, plusieurs plaintes ont été déposées contre des militants anti-LRU. Les votes se font à main levée permettant d’influencer les résultats par le poids de la masse, l’imprécision des comptages. La coordination étudiante appelant même dans son appel de Rennes à « empêcher » les votes à bulletin secret « car ils nuisent au mouvement ». En effet, la participation à ces votes est massive et les résultats sont sans appel : 75 % des étudiants de Tolbiac, 85 % de ceux de Pau, 62 % de ceux de Rennes 2 se sont prononcés pour la reprise immédiate des cours. La grande majorité des étudiants consciente que ces blocages sont illégaux (article 712-1 du code de l’éducation) s’organise, et c’est une première, pour faire respecter la liberté d’étudier.
Malheureusement, face à l’expression démocratique de cette majorité, les bloqueurs répondent par la brutalité. Ainsi, au lendemain du vote des étudiants de Rennes 2, une cinquantaine d’individus armés de barres de fer et de battes de base-ball ont empêché par la force la reprise des cours. Dans d’autres villes, des « AG » ultra-minoritaires ont reconduit le blocage niant les résultats des référendums.

Face à la détermination et à la radicalité d’une minorité, les présidents d’universités garants de l’ordre public sur leur campus doivent répondre par la plus grande des fermetés. On ne peut pas tolérer plus longtemps qu’une poignée d’individus perturbe toute une université comme à Montpellier ou seulement 40 personnes occupaient l’université causant 92.000 € de dégâts. L’université Marc Bloch de Strasbourg a été fermée trois jours en raison d’un incendie qui s’est déclaré vendredi 16 novembre dans une salle. Une assemblée générale avec 300 étudiants se tenait dans le hall du bâtiment. Le feu a pris dans les rideaux de la salle de cours et a touché également son plafond. Selon la présidence, « il s’agit d’un acte intentionnel, puisque les rideaux étant ignifugés, il a fallu insister pour que le feu y prenne. De son côté, Valérie Pécresse « condamne avec vigueur » cet « incendie intentionnel » provoqué « par des individus qui participaient au blocage de l’université ». Elle a affirmé qu’il « fait suite à des actes d’intimidation à l’égard des personnels de l’université » et le juge « inacceptable ». L’université de Perpignan est quant à elle recouverte de tags. Lors des occupations et des blocages des universités contre le CPE, la facture s’était élevée à plusieurs centaines de milliers d’euros à la charge des universités. Les dégâts sur les universités de Toulouse Le Mirail et Rennes 2 s’étaient chiffrés respectivement à 150 000 € et 100 000 € (voir l’article publié dans l’Action Universitaire de mai 2006). La peinture est à peine sèche dans ces deux établissements qu’ils sont à nouveaux occupés et que les présidents de ces universités peuvent d’ores et déjà prévoir dans leur budget quelques dizaines de milliers d’euros de frais de réparation. D’ores et déjà la facture globale devrait dépasser les 600 000€.

Au-delà du coût matériel, les blocages se font au détriment des étudiants. L’impossibilité de suivre les cours, d’étudier dans des conditions normales, sans parler des pressions voire des violences commises par l’extrême gauche sur la population étudiante mettent en péril le bon déroulement de leurs études et leur réussite aux examens. L’objectif des bloqueurs comme ils l’écrivent sur leur tract est : « le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer ». Les bloqueurs s’apprêtent à laisser une note salée au goût amer. Plus grave,comme à Nantes, Lille 1 et Lille 3 ou des étudiants anti-blocage ont été agressés, un membre du personnel universitaire a été molesté à Strasbourg.

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